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7 (1805) Lettres familières
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ET I S M É N I E. l5

été scs senliinens dans tout le tempsquon nous avoit arrachés lun à lautre,ses jalousies pendant quelle crut queje ne Paiinois plus, sa douleur quandelle vit que je laimois encore, sa fureurcontre une loi barbare, sa colère contremoi qui rny soumettois. Elle avoitdabord formé le dessein dimmoler laprincesse ; elle avoit rejeté cette idée :elle auroit trouvé du plaisir à mourir àmes jeux ; elle navoit point douté queje ne fusse attendri. Quand jétois dansses bras, disoil elle, quand elle me pro-posa de quitter ma patrie , elle étoit déjàsure de moi.

Ardasire navoit jamais été , si heu-reuse ; elle étoit charmée. Nous nevivions point dans le faste de laMédie;mais nos mœurs étoient plus douces.Elle voyoit dans tout çe que nous avionsperdu, les grands sacrifices que je luiavois faits. Elle étoit seule avec moi.Dans les sérails , dans ces lieux de dé-lices , on trouve toujours - lidée dunerivale ; et lorquon y jouit de ce quonaime , plus on aime , et plus on estalarmé.

Mais Ardasire navoit aucune défiance;4 le cœur étoit assuré du cœur. 11 semble