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7 (1805) Lettres familières
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4'G A R S X C E

A mesure que jévilois lant de dangers,mon cœur devenoit moins tranquille. ILlalloit revoir Ardasire, et tout me faisoitcraindre pour elle. Ses femmes et seseunuques lui avoient caché lhorreur denotre situai ion , mais ne me voyant plusauprès delle, elle me croyoit coupable;elle simaginoil que javois manqué àtant de sermens que je lui avois faits.Elle ne pouvoit concevoir celle bar-barie de lavoir fait enlever sans lui riendire. Lamour voit lout ce quil craint,La vie lui devint insupportable ; elleprit du poison ; il ne fit pas son effetviolemment. Jarrivai, et je la trouvaimourante. Ardasire , lui dis-je, je vousperds , vous mourez ! cruelle Ardasire !

hélas ! quavois-je fait ?- Elle versa

quelques larmes. Arsace, me dit-elle,il ny a quun moment que la mort mesembloit délicieuse ; elle me parait ter-rible depuis que je vous vois. Je sensque je voudrais revivre pour vous , etque mon ame me quitte malgré elle.Conservez mon souvenir ; et, si jap-prends quil vous est cher , comptezque je ne serai point tourmentée chezles ombres. Jai du moins cette conso-lation , mon cher Arsace , de mourirdans vos bras.