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Elle expira. Il ine serait impossiblede dire comment je n’expirai pas aussi.On m’arracha d’Ardasire, et je crusqu’on me séparait de moi-même. Jefixai mes jeux sur elle , et je reslaiimmobile ; j’étais devenu stupide. Onm’ôta ce terrible spectacle , et je sentismon ame reprendre toute sa sensibilité.On m’cnlraina : je tournois les jeuxvers ce fatal objet de ma douleur ;j’aurois donné mille vies pour le voirencore un moment. J’entrai en fureur,je pris mon épée, j’allois me percer lesein; on m’arrêta. Je sortis de çe palaisfu neste, je n j rentrai plus. Mon esprits’aliéna : je courois dans les bois ; jereinplissois l’air de mes cris. Quand jedevenois plus tranquille, toutes les for-ces de mon ame la fixoient à ma dou-leur. Il me sembla cju’il ne me restoitplus rien dans le monde que ma tristesseet le nom d’Ardasire. Ce nom, je le pro-Honçois d’une voix terrible, et je ren-trais dans le silence. Je résolus de m’ôlerla vie, et tout-à-coup j’entrai en fureur.Tu veux mourir, me disois-je à moi-même, et Ardasire n’est pas vengée.Tu veux mourir , et le fils- du tjran esten Hircanic , qui se baigne dans les