Buch 
7 (1805) Lettres familières
Entstehung
Seite
47
JPEG-Download
 

ET I S M É NI I. 47

Elle expira. Il ine serait impossiblede dire comment je nexpirai pas aussi.On marracha dArdasire, et je crusquon me séparait de moi-même. Jefixai mes jeux sur elle , et je reslaiimmobile ; jétais devenu stupide. Onmôta ce terrible spectacle , et je sentismon ame reprendre toute sa sensibilité.On mcnlraina : je tournois les jeuxvers ce fatal objet de ma douleur ;jaurois donné mille vies pour le voirencore un moment. Jentrai en fureur,je pris mon épée, jallois me percer lesein; on marrêta. Je sortis de çe palaisfu neste, je n j rentrai plus. Mon espritsaliéna : je courois dans les bois ; jereinplissois lair de mes cris. Quand jedevenois plus tranquille, toutes les for-ces de mon ame la fixoient à ma dou-leur. Il me sembla cjuil ne me restoitplus rien dans le monde que ma tristesseet le nom dArdasire. Ce nom, je le pro-Honçois dune voix terrible, et je ren-trais dans le silence. Je résolus de môlerla vie, et tout-à-coup jentrai en fureur.Tu veux mourir, me disois-je à moi-même, et Ardasire nest pas vengée.Tu veux mourir , et le fils- du tjran esten Hircanic , qui se baigne dans les