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7 (1805) Lettres familières
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n6 Éloge

un peu déplacé dans notre nation, siles grandes âmes et le mérite personnelavoient un pajs.

Il ne savoit jamais dire de ces chosesquon appelle de jolies choses. Il étoitsur-tout exempt de ces fautes sans nom-bre que commettent continuellementceux qui saiment trop eux-mêmes.... Ilprenoit presque toujours son parti delui-même : sil navoit pas trop bonneopinion de lui , il navoit pas non plusde méfiance ; il se regardoit et se con-noissoit avec le même bon sens quilvojoit toutes les autres choses. Ja-

mais personne n'a su mieux éviter lesexcès, ou, si jose me servir de ce ter-me , les pièges des vertus : par exem-ple, il aimoit les ecclésiastiques; il s'ac-commodoit assez de la modestie de leurétat ; il ne pouvoit souffrir den êtregouverné, sur-tout sils passoient, dansla moindre chose, la ligne de leurs de-voirs : il exigeoit plus deux quils nau-roient exigé de lui.... Il étoit impossiblede le voir et de ne pas aimer la vertu ,tant on vojoit de tranquillité et de féli-cité dans son ame, sur-tout quand onla comparoit aux passions qui agitoientses semblables. Jai vu de loin dans