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7 (1805) Lettres familières
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du Mar. de Berwick. i t-7les livres de Plutarque , ce quétoientles grands hommes : jai vu en lui deplus près ce quils sont. Je ne connoisque sa vie privée : je nai point vu lehéros, mais lhomme dont le héros estparti.... 11 aimoit ses amis : sa manièreètoit de rendre des services sans vousrien dire; cétoit une main invisible quivous servoit.... 11 avoit un grand fondsde religion. Jamais homme na mieuxsuivi ces loix de lEvangile , qui coûtent <le plus aux gens du monde : enfin ,jamais homme na tant pratiqué la re-ligion , et' nen a si peu parlé.... H nedisoit jamais de mal de personne ; aussine louoît - il jamais les gens quil necroyoit pas dignes d être loués.... 11 haïs-soit ces disputes qui, sous prétexte de lagloire de Dieu , ne sont que des dispu-tes personnelles. Les malheurs du roison père lui avoient appris quon sex-pose à faire de grandes fautes lorsquona trop de crédulité pour les gens mêmedont le caractère est .le plus respecta-ble.... Lorsquil fut nommé comman-dant en Guienne , la réputation de sonsérieux nous effraya: niais à peine y fut-il arrivé, quil y fut aimé de tout lemonde, et quil ny a pas de lieu ses