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7 (1805) Lettres familières
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LETTRE IV.

A M. Vabbè NlCCOLïNT,

A Florence .

Jai reçu, cher et illustre abbé (i) ,avec une véritable joie , la lettre quevous mavez fait lhonneur de mécrire.Vous êtes un de ces hommes que lonnoublie point , et qui frappez unecervelle de leur souvenir. Mon cœur ,mon esprit sont tout à vous, mon cherabbé.

(i) Labbé marquis Niccolini , un des pluscbers et des plus illustres amis que lauteur aiteus en Italie , se lia avec lui à Florence . Aprèsavoir demeuré long-temps à Rome sous le ponti-ficat du pape Corsini, dont il étoit parent, ilsest retiré dans sa patrie , uniquement occupédes lettres , de la philosophie et des vues dubien public. Il a voyagé dans tes pays étrangers,et y a été lié avec les plus grands hommes. Lors-que, sous le ministère Lorrain , dont il étoit mé-diocre admirateur, il eut ordre de ne point rentreren Toscane , M. de Montesquieu sécria en appre-nant cette nouvelle : Oh ! il faut que mon amiNiccolini ait dit quelque grande vérité !,