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7 (1805) Lettres familières
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Vous mapprenez deux choses bienagréables ; lune , que nous verronsmonseigneur Cérati en France ; lautre,que madame la marquise Ferroni sesouvient encore de moi. Je vous prie decimenter auprès de lun et de lautre cetteamitié que je voudrois tant mériter. Unedes choses dont je prétends me vanter ,cest que moi, habitant dau delà desAlpes , aye été aussi enchanté delle (i)que vous tous.

Je suis à Bordeaux depuis un mois,et jy dois rester trois ou quatre moisencore. Je serois inconsolable si celame l'aisoit perdre le plaisir de voir lecher Cérati. Si cela étoit , je préten-drois bien quil vînt me voir à Bordeaux .Il verroit son ami, mais il verroit mieuxla France , il ny a cjue Paris et lesprovinces éloignées qui soient quelquechose, parce que Paris na pas pu encoreles dévorer. Il i'eroit les deux côtés ducarré , au lieu de laire la diagonale , et

(i) Cétoit la dame de Florence qui brillditle plus par son esprit et sa beauté. La meilleuresociété sassembloit chez elle. Lauteur lui futfort attaché pendant son séjour à Florence ; àmon cassage dans cette ville elle vivoit encore,mais dans un état dinlirniité.