FAMILIÈRES. I97font sans doute beaucoup changé etrendu plus crojant (1) touchant l»s,aventures galantes. Vous ferez commecet hermite que le diable damna , enlui montrant un petit soulier : car jevous ai toujours vu enclin aux bellespassions, et je suis persuadé que dansvotre dévotion vous enragiez de boncœur ; mais il faudra vous divertir àBordeaux , et je chargerai ma belle-fille d’avoir soin de vous. Je vis l’autrejour M. de Boze , avec qui je parlaibeaucoup de vous. Quand vous swezici,vous eutrerezà l’académie par la portecochère; mais je vous conseille d’écrireencore sur le sujet du prix proposépour l’année prochaine. Comme ce sujet
(1) Ceci a rapport à la difficulté que celui-cimontroil toujours à croire , lorsqu’on débiloitquelque aventure galante , soutenant qu’on -étoit■fort injuste à l'égard des femmes. Quelqu’un , quia beaucoup vécu avec ces deux amis, m’a dit queM. de Montesquieu le plaisantoit souvent là-dessus, lui donnant, par cette raison, le titre deprotecteur du beau sexe. Disputant un jour en-semble avec quelque chaleur au sujet d’un contede galanterie qui couroit, et que le dernier s’ef-forçoit d’excuser ; un de leurs amis communsentra , et M. de Montesquieu se tournant subite-ment vers lui: Président, lui dit-il, voilà un abbé<fui croit qu'on nef, . , point,
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