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tieut à celui que voua avez traité (i) ,et que vous tenez le fil des règnesprécédons , vous trouverez moins dedillicutlés dans vos nouvelles refcber-ches. Si les mémoires sur lesquels jetravaillai l'histoire de Louis XI n’avoientpoint été brûlés (2) , j'aurois pu vousfournir quelque chose sur ce sujet.
(1) Le sujet proposé éloit l’état des lettres et»France , sous le règne de Louis XI . Le conseilde M. de Montesquieu ayant été suivi, son cor-respondant remporta un troisième prix à l’acadé-démie. Nous ne connoissons point celte disserta-tion, qui n’est point imprimée dans l’édition faiteà Tournai des dissertations de cet auteur.
(2) A mesure qu’il composoit, il jeloil au l’eules mémoires dont il avoit fait usage; mais sonsecrétaire fil un sacrifice plus cruel aux flammes.Ayant mal compris ce que M. de Montesquieului dit, de jeter au feu le brouillon de son his-toire de Louis XI , dont il venoit de, terminerla lecture de la copie mise au net, il jeta celle-ciau feu , et l’auteur ayant trouvé en se levant lebrouillon sur sa table, crut que le secrétaire avoitoublié de le briller, et le jeta aussi au feu , cequi nous a privé de l’histoire d'un règne des plusînlércssans de la monarchie Françoise , écrite parla plume la plus capable de le faire connoîlre. La■malheur n’est point arrivé dans sa dernière ma-ladie , comme l’a avancé M. Freron dans scsfeuilles périodiques; mais en l’année 1739 ou1740 , puisque M. de Montesquieu conta l’acci-dent qui lui étoit arrivé à un de ses amis , à l’oc-