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7 (1805) Lettres familières
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FAMILIÈRES. 215

vous savez qu'il a son style particulier,auquel il ne renonce pas, même quandil parle aux ministres (1). Marquez-moice que je dois lui répondre; il viendrachez vous tous les soirs, jusquà ce quela lecture soit terminée. Bon soir.

Di Parie , à son logis , « 1749.

parlé de Paradis, d'Enfer et de Purgatoire sanslui en donner aucune idée ; quavancé en âge , sesprécepteurs lui ont souvent répété les mêmeschoses , sans léclairer davantage ; que dans làgemûr il a consulté dilïérens théologiens, et qu ilslont laissé dans la même obscurité; mais, qu'ayantfait un voyage en Italie , il a trouvé que le pre-mier poëte de cette nation étoit le seul qui leûtsatisfait sur la nature de ces trois demeures dan*lautre monde ; ce qui lavoit déterminé à letraduire en françois pour être utile à ses con-citoyens.

(1) Il detnandoit un jour quelque chose deM. de Chauvelin , alors garde des sceaux , tou-chant le procès quil avoit pour le duché uEs-touteville quon lui conlestoit ; ce ministre seloitservi de ces termes en lui parlant : « Monsieur,» je dois vous dire que ni le roi, ni M. le car-»> dinal , ni moi , n'y consentirons jamais. » Aquoi M. dEstouteville répliqua sur-le-champ ;u Ma foi, monsieur , voilé deux beaux pendansm que vous donnez au roi , M. le cardinal et» vous. Je suis fils et petit-fils de ministres; mais,u si mon père ou mon grand-père eussent tenut> un pareil propos, on les cul mis aux petites»» maisons ; » et il se retira,

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