236 Lettres
n’y boit, ni qu'on n’y chante; mais on y
bâtit ; et M. de Tourny est notre roi
Hiratn, qui nous fournira les ouvriers;
mais je doute qu’il nous fournisse les
cèdres.
Je crois que le prince de Craon estactuellement à Vienne ; mais il va arri-ver en Lorraine ; et si vous m envoyervotre lettre , je la lui ferai tenir. Il fautbien que je vous donne des nouvellesd’Italie s*tr VEsprit des Loix. M. le ducde Nivernois en écrivit, il y a trois se-maines, à M. de Forqualquier, d’unemanière que je ne saurais vous répétersans rougir; il y a deux jours qu’il enreçut une autre, dans laquelle il mandeque dès qu’il parut à Turin , le roi deSardaigne le lut : il ne m’est pas nonplus permis de répéter ce qu’il en dit;je vous dirai seulement le fait: c’est qu’ille donna pour le lire à son fils, le duc deSavoie , qui l’a lu deux fois. Le marquisde Breil me mande qu’il lui a dit qu’ilvouloit le lire toute sa vie. Il y a bien dela fatuité à moi de vous mander ceci;mais comme c’est un fait public , il vautautant que je le dise qu’un autre; etvous concevez bien que je dois aveuglé-ment approuver le jugement îles princes