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Lettres
LETTRE X L I.
Au même.
M ON cher ami, vous volez dans lesvaéîes régions de l’air, je ne fais quemarcher, et nous ne nous rencontronspas. Dès que j’ai été libre de quitter Pai’is,je n’ai pas manqué de venir ici, où j’avoisdes affaires considérables. Je pars dans■ce moment pour Clérac; et j’ai avancémon voyage d’un mois pour trouverM. le duc d’Aiguillon, et finir avec lui ( t),
Ï tarce que ses gens d’affaires barbouil-ent plus qu’ils n’ont jamais fait. J’ai en-voyé à milord Eliban le tonneau de vinque vous m’avez demandé pour lui. Mi-lord me le paj era ce qu’il voudra ; ets’il veut ajouter à l’amitié ce qu’il voudraretrancher du prix, il me fera un pré-sent immense. Vous pouvez lui mander
(i) Des biens, sons la seigneurie d’Aignillon,«auso.icnt un procès qui duroit depuis long-tempsau sujet du franc-alleu ; procès qui avoit failli lebrouiller avec madame la duchesse d’Aiguillon Tson ancienne amie , et qui lui tenoit , par celteraison , fort à cœur de le voir terminé.