qui m’a critiqué sans m’entendre. Cen’est pas un négociant soi-disant,commevous croyez, c’en est un bien réel, et unjeune homme de notre ville, qui est l’au-teur de cet écrit. >
Je vous dirai, mon cher abbé, quej’ai reçu des commissions considérablesd’Angleterre pour du vin (i)’de cette an-née, et j’espère que notre province se relè-vera un peu de ses malheurs : je plains bienles pauvres Flamans, qui ne mangerontplus que des huîtres et point de beurre.
Je crois que le sjstème a changé àl’égard des places de la barrière, et quel’Angleterre a senti qu’elle ne pouvoitservir qu’à déterminer les Hollandois àse tenir en paix, pendant que les autresseront en guerre. Les Anglois pensentaussi que les Pajs-Bas sont plus forts ,enj ajoutant douze cents mille florins (2)de revenu, qu’ils ne le seroient par îesgarnisons des Hollandois qui les défen-
(1) Il ne faut point être surpris que fauteurparle souvent de son vin à cet ami ; car , le vinetoit son principal revenu , et ils avoient beau-coup travaillé ensemble à l’amélioration desvignes.
(2) Subside que la cour de Vienne s’étoit en-gagée de payer aux Hollandois , pour les garni-90ns des places de la barrière.