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AVIS AUX PROPRIÉTAIRES RIVERAINS.
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arriver à l’obtention de la loi de concession, telles que primes du cautionnement, de né-gociation des actions, d’encaissement des fonds, frais de consultation, de publications,de voyages, de bureaux, d’employés aux travaux des études dont on s’occupe depuissept ans, etc., portent le capital à 60,000,000 fr., dont les intérêts à 5 p. 0/0 s’élèventà6° Pour l’amortissement en 96 années du capital de 60,000,000, il faudra prélever,sur les produits nets, une somme annuelle de
7,779,076 f.
3,000,000
625,000
Total des frais annuels. 11,4-04,076 f.
BALANCE.
Total des produits annuels, 22,631,379 f.
Dépenses annuelles, 11,404,076
Produit net ou dividende. ' 11,227,303 f.
Ce qui donne un dividende de 18 f. 71 c. p. 0/0.
En admettant, contre toute raison, qu’une grande partie du public, conservant ses habitudes premières,persistât à faire transporter les marchandises par les voies actuelles, et que la moitié seulement des 557,662 t.
prît le chemin de fer, le produit se réduirait ainsi :
Pour 278,8311., 8,026,688 f.
Pour les voyageurs [ dont le nombre reste le mêmè), 6,676,398
Total des produits. 14,703,086 f.
Dont il faut déduire les frais annuels qui, par la réduction supposée du nombre de tonnesà transporter, se trouvent réduits eux-mêmes à 9,399,893 f.
Produit net ou dividende. 5,303,193 f.
Ce qui donnerait encore un dividende de 8 f. 83 c. p. 0/0.
AVIS AUX PROPRIÉTAIRES RIVERAINS.
Nous venons de constater, par les témoignages les plus éclairés et les plus graves, que le chemin de fer deParis à Tours par Chartres assure à ses actionnaires un bénéfice que donnent rarement les entreprises indus-trielles. Ace premier avantage, déjà si décisif, il s’enjoint un autre plus décisif encore pour les possesseurs depropriétés foncières situées sur l’un ou l’autre côté de la ligne jusqu’à une distance de deux lieues.
En effet, tous les économistes reconnaissent que les chemins de fer augmentent considérablement la valeurdes propriétés voisines; nous avons nous-inême démontré (1) que cette plus-value est généralement de 100pour 100, ou du tiers, ou au moins du quart de la valeur de la propriété.
Ainsi, même dans le cas évidemment impossible, où toutes les autorités locales et supérieures se seraientfait illusion sur le mérite de l’entreprise, et où le dividende serait absolument nul, le propriétaire riverain seraitencore en bénéfice, et ce bénéfice serait égal à la différence entre le prix d’achat de ses actions et la plus-valuede ses domaines.
( ï) Mémoire sur les différents moyens qni peuvent être employés pur l’État pour intervenir dans l'exécution des chemins de fer enFiance , au chapitre intitulé : Sur l'application de la plus-value aux chemins de fer.