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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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ESPAGNE .

dérangements extraordinaires des roches secondaires sur la route del’Infierto à Torazo, indiquait, depuis la Pena de Piniella jusqu’àce village, des bancs verticaux de calcaires nummuliliques en stra-tification concordante, les uns avec les couches du trias, les autresavec des dépôts carbonifères. Mais, au printemps de 1849,M. de Verneuil (1), accompagné de M. Paillette, établit la véritablerelation de ces assises nummulitiques avec les roches sous-jacentes,et ce que nous allons dire résulte de l’examen que nous avons faitdes fossiles rapportés par M. de Verneuil et des communicationsverbales de notre savant ami.

Dans les falaises qui bordent la côte, sur les confins des provincesde Santander et des Asturies , avant d’atteindre San-Vicente de laBarquera, se montrent des conglomérats, des grès et des calcairesargileux avec plusieurs espèces de polypiers j entre autres 4 ou5 espèces d’Astrées et 1 ’Orbitolites Fortisii, puis les Nummulinaintermedia et Lucusiana, un Teredo et 1 ’Ostrea vesicularis, var.de Biarilz. Ces assises, qui semblent se rapporter aux bancs supé-rieurs des environs de Bayonne , seraient également moins anciennesque les calcaires nummuliliques proprement dits.

De San-Vicente à Columbres, sur une étendue de trois lieues,ceux-ci prennent un grand développement, et constituent souventun calcaire argileux semblable à celui des Alpes . Les Nummulitesy sont surtout très nombreuses et très variées, et les fossiles quenous avons reconnus sont les suivants : Orbitolites Fortisii, Num-mulina biaritzana? N. s/iissa, N. monda, Id. var. c. (2), N. lœ-vigata, var. inflata, N. Lucasiana, N. complanata , var.maxima (3), Bourgueticrinus Thorenti, Conoclgpus conoideus ou

(1) Bull., 2 e sér., vol. VI, p. 823, 1849.

(2) Cette var. ttiinor est de San-Vicente, où elle se trouve seule;les grandes se montrent sur d’autres points et de toutes les dimen-sions , depuis 3 millimètres jusqu'à 3 centimètres de diamètre. Lesindividus très jeunes ont les bords arrondis; ils sont plus renflés queles adultes; la dépression centrale ne devient sensible que lorsque lesindividus ont atteint 4 à S millimètres de diamètre. A cet âge cetteespèce pourrait être confondue avec la N. Lucasiana, si celle-ci n’avaitpas les bords tranchants et n’offrait des plis rayonnants sur son pour-tour.

(3) Nous avions cru d’abord pouvoir distinguer cette Nummulitosous le nom de columbresiana , mais une étude plus approfondie estencore nécessaire pourqu’on laséparedécidémentde la N. complanata.Elle atteint jusqu'à 8 centimètres de diamètre, et son épaisseur n’est

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