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BASSIN DE l’aDOUR.
la falaise, au-dessous d’Handiana ou du moulin Sopite, les calcairessableux, jaunâtres, ne renferment presque plus de Nummulites;YEvpatagus ornatus est rare, mais on y rencontre des crustacés(Cancer punctulatus ), la Terebratula temistriata var. a, T. œqui-lateralis, Ostrea flabellula ou multisulcata, Ostreci vesicularis, var.,Vulsella falcata et ses nombreuses variétés, Pecten mbtripartitus,Pygorhynckus sopitianus, etc.
JI. Thorent estime à 320 mètres l’épaisseur moyenne des calcairesmarneux et sableux fossilifères de la Chambre-d’Amour, à 200 mè-tres celle des calcaires marneux et sableux du phare, à 200 mètrescelle des couches d’Alalay, au-dessous de Biaritz , à 640 mètrescelle des calcaires marneux, du Vieux Port au Rocher du Goulet,et à 260 mètres celle des roches qui de ce point s’étendent jusqu'àla fin de la falaise, au ruisseau du moulin Sopite. L’épaisseur totaledes couches nummulitiques visibles dans ces escarpements, abstrac-tion faite - par conséquent de la portion que recouvre la plage sa-bleuse de 800 mètres de long du moulin de Biaritz et de celle quise trouve au delà du moulin Sopite, avant les roches dont nousallons parler, et qui est de 200 mètres de long ; cette épaisseur,disons-nous, serait de 1600 mètres. A ce chiffre déjà bien élevé , ilfaudrait ajouter encore 200 mètres d’épaisseur attribuée aux cou-ches supérieures à Operculines de Bayonne , dont on ne voit que deslambeaux sur la côte, et 260 mètres pour les plus basses, situéesentre l’Adour et la Nivc, à l’est de Bayonne , ce qui donnerait, d’aprèsla coupe théorique (pl. vi bis), une épaisseur totale de plus de2000 mètres pour la formation nummulitique dans cet espace res-treint. Nous ne savons pas quels procédés M. Thorent a employéspour ces évaluations, et s’il s’est mis à l’abri des causes d’erreursassez multipliées qu’offrent des couches dont les inclinaisons sontvariables, où il y a des failles, des interruptions, et dont les carac-tères minéralogiques peu différents et la répartition des fossiles en-core peu précise pourraient l’avoir conduit à des résultats exagérés.Rien ne prouve en outre que les couches situées entre la Nive etl’Adour soient plus anciennes que les autres, et, en résumé, cesépaisseurs, données comme des moyennes, nous paraissent devoirêtre vérifiées de nouveau.
Eu continuant à suivre le rivage, on trouve, après l’interruptionde la falaise, au moulin Sopite, une série de couches entièrement dif-férentes de celles dont nous venons de parler. Les premières, en effet,depuis le phare, inclinaient assez régulièrement au N.-N.-E., mais