BASSIN DE l’aDOUB.
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» minant M. Thorent (p. 189), que toutes les couches de calcaire» grossier, sableux et marneux, des environs de Bayonne et de Biaritz » jusqu’au mculin Sopite en suivant la falaise, doivent être rap-» portées h la formation tertiaire inférieure, et que celles que l’on» rencontre un peu plus loin, jusqu’à Bidarl et au delà, appartien-» nenl à la craie. »
Dans une lettre qu’il a bien voulu nous adresser récemment,
M. S.-P. Pratt(l) s’est occupé des limites superficielles de ces deuxformations. Celle de la craie, si puissante et si relevée dans les Pyré nées , vient finir à une lieue au sud de Biaritz , par un promontoirequi est lui-même l'extrémité sud d’une chaîne basse de collines cour-bées irrégulièrement et dont l’extrémité nord se trouve sur la rivegauche de l’Adour, à 3 kilomètres de Bayonne . Cette petite chaîneest, à peu d’exceptions près, bordée par une vallée profonde et étroitequi s’abaisse par places au-dessous de la côte, et qui renferme deuxpetits lacs, dont la profondeur est inconnue. Cette ancienne valléeest presque entièrement remplie par le sable des dunes, excepté là oùles argiles et les gypses ont été soulevés par les ophites, et la limite dela craie ne serait pas marquée au S., comme on l’a vu précédemment,par le vallon du moulin Sopite, caries collines qui sont au delà appar-tiennent encore aux couches nummulitiques. Ce bassin irrégulier,que circonscrit la craie, est occupé par d’autres chaînes de collinesbasses, séparées par de profondes vallées, qui forment des courbesaboutissant à la côte, et sur l’une desquelles est situé Biaritz . Lescouches de ces collines ont des inclinaisons très variables, mais d’au-tant plus grandes qu’elles sont plus voisines de celles de la craie, aveclesquelles elles sont presque concordantes, de sorte que l’on peutcroire que les unes et les autres ont été redressées par le mêmemouvement. Les strates nummulitiques renferment, comme on avu, de nombreux fossiles qui généralement caractérisent chacund’eux et dont il n’y a qu’un petit nombre qui traversent toute lasérie.
Si nous remontons actuellement au N. -E., nous reconnaîtrons Departementavec M. J. Delbos (2), que dans la partie du bassin de l’Adour qui Lamie»,est au nord du Gave de Pau on peut distinguer de bas en haut :la craie , les dolomies, la formation nummiditique, les grès et leslignites tertiaires, les faluns bleus, les faluns jaunes, les sables des
(1) 6 mai 1850.
(2) Bull., 2 e sér.. vol. IV, p. 537 et 712 , 1847.