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JSÏ ALPES FRANÇAISES.
est formée par la côte de Saint-Rémy à Alassio, et dont le sommetse trouve au mont Bertrand, à l’est du col de Tende. Ces limitesont d’ailleurs été modifiées depuis par l’auteur lui-même. De soncôté, M. Pierre de TchihalchelT (1) a fait observer, avec raison, queles couches à Nummulites de Beaulieu, près de l’arsenal de Ville-franche, étaient, suivant toute probabilité, plus récentes que le grèsvert auquel son prédécesseur les rapportait.
M. Eug. Sismonda (2), ayant recueilli, dans les bancs nummuli-tiques de la vallée du Var, des fossiles qui, à l'exception de quel-ques espèces propres à la localité, étaient identiques avec ceux ducalcaire grossier de Paris , en avait conclu que ces bancs devaientêtre rapportés, non à la craie, mais au terrain tertiaire inférieur,tandis que M. L. Pareto (3) crut pouvoir établir deux horizonsnummuiitiques, l’un rempli de grandes Nummulites, sur lequelrepose le macigno et qui est pour lui crétacé, l’autre caractérisé parde petites espèces du môme genre, supérieur au macigno, et quiserait, par les autres fossiles qui les accompagnent, réellement ter-tiaire. Mais les couches signalées par M. E. Sismonda étant infé-rieures au macigno, il en résultait que ce dernier devait être aussiplacé dans l’époque tertiaire. Quant à certaines empreintes de Fu-coïdes plus ou moins indéterminables, que nous verrons souventinvoquées avec une confiance parfaite, pour rapporter à la craie lescouches qui les renferment, on doit dire qu’elles ne prouvent abso-lument rien (U). M. L. Pareto, dans sa Carte géologique de laLigurie maritime (5), a peu modifié ses opinions précédentes surles rapports des dépôts crétacés, nummuiitiques et plus récents.
Dans ses Notices et éclaircissements sur la constitution des MémoireAlpes du Piémont {b), M. Ang. Sismonda s’est occupé des relations, M A.sismuada
( 1 ) Coup d’œil sur la constitution géologique des provinces mé-ridionales du royaume de Naples , etc., p. 205, in-8. Berlin , 1842.
(2) Congrès des savants italiens en 1845, séance du 2 oct.(L’Institut , 3 juin 1846).
13) Ibid.
( 4 ) Lorsqu’on réfléchit aux difficultés que présente l’étude desAlgues vivantes pour distinguer et caractériser les espèces , on nepeut qu’être étonné de la légèreté avec laquelle certains géologuesprononcent sur la certitude de telle ou telle espèce fossile de cettefamille de végétaux.
(51 Une feuille. Gènes, 1846.
(6) Mém. de l’Acad. roy. de Turin , 2 c sér,, vol. IX, p. 71, aveccarte et coupes, 1847.