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ET ALPES FRANÇAISES.
fossiles nummuliliqiies et crétacés; ce mélange, existât-il d’ailleursà la jonction des deux formations en contact, ne serait encorequ’un argument sans valeur pour les réunir (1).
Lorsqu’on se dirige des sommités du mont Férion vers Levenzo ,dans la vallée de la Vesubia , on traverse les calcaires néocomicns,les calcaires argileux cendrés de la craie inférieure, les calcairesnummulitiques coquilliers et le macigno. (P. 106.) Au nord-est dela localité précédente, M. Sismonda décrit encore les environs ducol de Tende élevé de 1877 mètres au-dessus de la mer, et où ilsignale le poudingue, le calcaire, les schistes argileux noirs, sem-blables à ceux de Lavagna sur la rivière de Gênes , alternant avec lemacigno psannnilique brun, incliné de 70° au N. 15° à 25° E. Ducôté de Limonetto ces roches forment les montagnes qui entourentle bassin au fond duquel se trouve le village. Les couches à fora-minifères des sommets sont partout circonscrites par la formationjurassique qui les supporte, et dont elles ne sont séparées que parun poudingue calcaire avec le calcaire blanc sale et le calcaire griscendré des environs de Limonetto.
M. Chartes (2) pense que le macigno du comté de Nice doit êtreplacé dans le terrain tertiaire, et AI. L. Bellardi (3) partagecette opinion. Près de la Penne, dit ce dernier, et au Puget , dansla vallée du Var , localités dont nous avons parlé ci-dessus, on voitla superposition du macigno aux marnes bleues, et celles-ci recou-vrant le calcaire marneux avec fossiles tertiaires et Nummuliles(A. llamondi, N. intermedia, N. discorbina). Cet ensemble decouches, continue-t-il, doit donc être regardé comme tertiaire,puisqu’aucun fossile crétacé ne s’y trouve, et que près de la moitiédes espèces qu’on y a recueillies existent dans le bassin de la Seine .
Sur les collines de Belenda, qui dominent la Mortela, non loinde Vinlimiglia, 51. Perez (5) a pu observer, malgré le dérange-
(t) M. Perez, en s’occupant des limites de la formation crétacéedes Alpes maritimes , a fait voir que les couches à Hippurites manquentdans le comté de Nice, et que dans la Ligurie la formation num-mulitique reposait généralement sur un calcaire marneux, quelque-fois à points verts, dans lequel il n’a jamais rencontré de Nummulites,mais où se trouvent des fossiles dont il donne la liste et qui sont pro-pres , les uns à la craie tufau, les autres à la craie blanche du nord.
(.Atti delta ottava riun., etc., à Gênes , en I 846, in-4, p. 654, 1847.)
(2) Atd délia ottava riunbne, etc., in-4, p. 643, -1847.
( 3 ) Jbul.
(4) Ibid., p. 651,
Observations
diveises.