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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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156 ILES DE COUSE, DE SARDAIGNE ET BALÉARES .

L. Pilla (1) a donné de plus quelques généralités sur les carac-tères et la distribution du macigno et sur les couches à Nummulitcset à Fucoïdcs du sud de l’Italie . Après avoir rais d’abord ces étages enparallèle avec la craie blanche ou supérieure, il a voulu plus lard eufaire un groupe distinct placé au-dessus. Ce que nous avons dit[ante, p. 1A2 et suivantes) nous dispense de revenir ici sur celteclassification.

Sicile . Au cap Passaro, dit M. G. Prévost (2), les calcaires blancs, durs,cristallins, presque horizontaux, reposent sur des roches volcaniquesanciennes, au contact desquelles ils ont été modifiés. Les assisesinférieures renferment dos Hippurites et les supérieures sont pres-que entièrement composéesd’Alvéolines ctde Nummulitcs. L’auteurn’affirme pas avoir vu les Nummulitcs et les Ilippurites dans lemême banc, mais il a constaté une concordance parfaite dans lasuperposition et les rapports des diverses couches en contact ; leuridentité minéralogique ne permet pas de séparer, suivant lui, cellesde la base de celles du sommet de l’escarpement. F. Hoffmann (3)avait cru reconnaître, à la limite des deux formations, un mélangedes fossiles de l’une et de l’autre, mais on conçoit que ce mélangeexistât-il au contact, ne serait pas un argument suffisant pourétablir leur liaison géologique.

g 4. Iles de Corse, de Sardaigne et archipel Baléares .

Corse. M. J. Reynaud (A) avait, dès 1830, reconnu la liaison des grès àNummulitcs des hauteurs de l’Asiano, d’une part avec les calcairesgrenus et saccharoïdes et les schistes talqueux, de l’autre avec lescalcaires à Nummulitcs ; il pensait alors que l’influence des ser-pentines avait dù puissamment contribuer aux changements surve-nus dans les couches sédimentaires, et il avait été frappé de l’ana-logie de ces résultats avec ceux que l’on observe aux environs deGênes . Ces idées fort justes n’étaient pas sans mérite pour le tempsoù elles furent émises, et M. L. Pareto (5), en donnant ensuite

(1) Réunion des savants italiens h Padoue en 1842, séance du28 sept. — Snggio comparnt'wo , etc. Essai comparatif des terrainsqui composent le sol do l’Italie, in-8. Pise , 1845.

(2) Bull., 2 e sér., vol. II, p. 26 , 1844.

(3) Ibid., 1™ sér., p. 176, 1832.

(4) Mémoire sur la géologie de la Corse (Mém. de la Soc. gcol.de France , vol. I , p. 1 , 1833).

(5) Ccnni geognostici sulla Corsica (Atti délia terza ri un. dcgli