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CHAÎNE DES CARPATflËS.
le calcaire avec fossiles jura-triasique, derrière Koscieüsko, enGallicie, de même que la superposition du grès des Carpathes avecdes fossiles crétacés au grès à Fucoïdes de Vienne , dans la vallée deWag. Dans la coupe S., N. du Taira à Koscielisko (1), on voit lescouches plongeant au N., depuis les schistes cristallins, le grès du liaset un autre grès, auquel succède le calcaire du Jura , ou calcaire alpinsupportant les assises numinuliliques, qui disparaissent sous lesallu-vions de la vallée, au delà de laquelle le grès des Carpathes est hori-zontal. Cette coupe assez complète, quoiqu’on n’y observe pas lasuperposition directe des grès aux couches nuimnuiitiques , suffitpour montrer la vraie position des deux étages de la formation num-mulitique, entre eux et par rapport au terrain secondaire. Il est vraiqu’ici la craie paraît manquer. Cependant l’auteur croit que lescouches jurassiques peu anciennes recouvrent les grès à Fucoïdesde Vienne dans la Silésie autrichienne, et pour lui le grès de Vienne est différent du flysch de la Suisse . On voit déjà que la confusionprovient de la ressemblance de certains grès qui sont au-dessousdes Nummulites avec d’autres qui sont dessus.
M. Zeuschncr (2), ayant cherché à préciser davantage la positionde ces roches, a conclu que le grès des Carpathes , avec les calcairesqui lui sont subordonnés, appartenait au groupe néocomien, ouconstituait une formation particulière. D’après la distribution desfossiles il y reconnaît deux divisions : l’inférieure caractérisée pardes formes organiques néocomienncs et jurassique, la supérieurepar des formes du grès vert. Les dolomies nummulitiques et à Am-monites seraient subordonnées à la division inférieure. Ces dolomies,les seules couches que nous ayons à considérer ici, alternent avecdes grès et reposeraient sur le calcaire alpin ou sur le lias, commeon vient de le dire. On ne les observe au reste que dans les partiessoulevées. Lill et Pusch les avaient regardées comme la partie su-périeure du lias, MM. Beudant et Bejrich, comme tertiaires; maisM. Zeuschncr les sépare complètement des couches nummulitiques,selon lui, plus récentes de Gmunden, du Kressenberg, de Vé-rone, etc., lesquelles n’auraient aucun rapport avec le grès de Vienne ,tandis que ces roches des Carpathes seraient analogues à celles d’Ob-czyna (Opschiua) près de Trieste , et du lac de Thun. L’auteur signale
(!) Ibid., p. 456. — Voyez aussi Journ. de Géologie , 183!,
p. 86.
(2) Berichte über die Mittheilang., vol. III, p. 4 29, 4 848.