ASIE OCCIDENTALE.
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conglomérat rouge et des argiles bleues. A trente milles au sud-ouest d’Angora, près de Beyjayes, les mêmes bancs fossilifères semontrent encore avec des Huîtres et un grand Cérite.
Si dans son mémoire Sur la géologie d’une partie de l'Asie Mi-neure M. Hamillon a décrit aussi, sans assigner leur âge, les grèsrouges qui s’étendent du mont Argée (Argæus) au lac salé deKoch-Hissar (Kodj-Hissar), dans ses Recherches en Asie Mineure (1) ila établi que, bien que leur aspect les rapprochât du nouveau grèsrouge, ils devaient être beaucoup plus récents, puisqu’on y trouvaitde nombreux fragments de calcaire crétacé de la scaglia, circonstancequi confirmerait leurs rapports avec les calcaires nummulitiques;enfin, il a trouvé partout ces roches rouges très disloquées et quel-quefois verticales. Quant aux dépôts salifères dont M. Hamillon dé-crit une exploitation, celle de Songourli, et M. Ainsworth deuxautres gisements, ils seraient plus récents que les grès rouges.
Malgré ces nouvelles observations et celles d’Hommaire deHell (2) sur les assises à Nummulites (iV. elegans? N. vario-laria, N. biaritzana, N. discorbina) des environs de Chilli etd’autres points du littoral, entre ce port et Trébisonde, observationsqui restreignaient l’étendue beaucoup trop considérable, attribuéed’abord à la craie par MM. Hamillon et Strickland, cette formationelle-même était encore mal comprise, et à plus forte raison lesystème nunmmlitiquc. Les recherches persévérantes de M. Pierrede Tchihatcheff(3) ont eu pour résultats non seulement de précisernettement les caractères de ce dernier, mais encore ceux de la craieà laquelle on l’associait sans motifs suffisants, de faire connaîtrel’existence de la formation jurassique que personne avant lui n’avaitsoupçonnée, d’assigner aux couches de transition des limites quiavaient été méconnues, et de fixer enfin l’horizon dévonien de celles-ci par une suite de fossiles bien déterminés.
M. de Tchihatcheff décrit les roches nummulitiques et les grèsrouges gypsifères par régions géographiques, dont il distingue cinqprincipales, d’ailleurs fort inégales en étendue : ce sont les régionsde Zafranboli, de Smyrne, de la Pisidie et de la Lycie , de Nico-médie et du mont Karamass.
m Vol. I, p. 405.
(2) Notice de M. Viquesnel [Bull., 2' sér., vol. VII, séancedu 6 mai1850).
(3) Bull., 2' sér., vol. VII, p. 388, 1850.