ASIE OCCIDENTALE.
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tertiaires, et d’autres comme appartenant à la craie, dépendent en Syrie réalité de la formation numinulitique. Ainsi les chaînons parallèles au sc P tcnlrlonilleTaurus et perpendiculaires h l’Alma-Dagh, au nord-ouest d’Antab,forment, dit SI. C. Gaillardot (1), trois gradins élevés les uns au-dessus des autres et composés de calcaires à Nummulites, redresséssur divers points par les roches ignées. Les couches plongent h l’E.vers l’Euphrate , et les plus récentes, qui passent sous la vallée queparcourt le fleuve, sont des calcaires compactes, blancs ou grisverdâtre, traversés par des veines de chaux carbonatée et renfer-mant des polypiers, des échinoderines etdes Huîtres . Au-dessous estun calcaire marneux blanc, crayeux, puis vient une alternance demarnesverles et de grèsjaunàlre, tendre, à grain fin, avec des calcairespuissants, tantôt compactes, tantôt marneux, et quelquefois exclu-sivement formés de Nummulina intermedia (2). D’autres calcairesblancs d’Ainzarka nous ont présenté les Nummulina Ramondi ,lœvigata, peut-être biaritzana et YAlveolina subpyrenaica.
On trouve aussi dans ces couches des silex pyromaques blonds,cl des rognons de silex très poreux , friables, dans lesquels l’auteurcroit avoir reconnu de très petites Ammonites que nous soupçonnonsn’être que de grandes Operculines ou certaines variétés de laNummulina spiral D’autres silex plus compactes, plus durs,rose-foncé, sont aussi pétris de grandes Nummulites. Dans lesdernières couches calcaires AI. Gaillardot mentionne des débris decorps organisés qu’il rapporte à des rudistes. Au delà de Mazra,les assises plongent à l’O. par suite de l’apparition d’une roche ba-saltique qui se montre au fond de la vallée de Karabééhly.
L’auteur fait remarquer ici la presque identité des couches quiterminent, à ses deux extrémités, ce qu’il nomme la formation cré-tacée de la Syrie et de la partie nord de l’Égypte . L’Alma-Daghprésente en effet les mêmes assises, disposées de la même manièreque celles des collines de Mokattam, près du Caire , dont nous par-lerons ci-après.
Un ensemble de marnes vertes et de grès sépare deux séries de
(1) Etudes géologiques et topographiques sur la Syrie [Ann. dela Soc. d’émulation des Fosges , vol. VI, p. 849, 1849).
(2) C’est à l'obligeante intervention de M. Ch. Martins que nousdevons d’avoir pu examiner les échantillons (n°* 3 et 5) envoyés parM. Gaillardot au Musée d’Épinal. Tous les autres fossiles, à l’excep-tion des poissons, proviennent de couches plus anciennes, probable-ment néocomiennes.