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RESUME
270 se retrouvent dans la formation tertiaire inférieure du nordde la France, de l’Angleterre, de la Belgique et du nord de l’Alle-magne , et 57 dans les formations tertiaires moyenne et supérieure.En tout, 323 sont communes au terrain tertiaire , tel que nousl’avons considéré dans le volume précédent; 5 espèces paraissentavoir leurs analogues dans la craie, et 14 autres y sont plus oumoins douteuses , soit sous le rapport de leur identité, soit souscelui de leur gisement.
Comme la distribution des fossiles dans les différents étages dubassin de la Seine est beaucoup plus nettement tranchée, et plus ré-gulière que dans les bassins contemporains environnants, nousavons pensé qu’il y aurait quelque intérêt à rechercher la réparti-tion des espèces communes dans les cinq principaux horizons zoolo-giques qu’on y observe, et nous avons obtenu les chiffres suivants :
21 espèces se trouvent dans les sables du Beauvoisis, qui repré-sentent la faune tertiaire marine la plus ancienne, 79 dans les -litscoquil tiers des sables inférieurs du Soissonnais, 160 dans le cal-caire grossier , 46 dans les sables moyens , 8 dans les marnesmarines et les sables supérieurs. Ainsi, la proportion des espècescommunes s’accroît de bas en haut, jusqu’au calcaire grossier, oùelle atteint son maximum, pour décroître jusqu’aux grès supérieurs,dont nous comprenons aussi les espèces dans la formation moyenne.
Sans doute on peut attribuer ce maximum d’analogies dans lecalcaire grossier à ce que le nombre des espèces de ce groupe estde près du double plus considérable que dans les autres, mais il ya un autre motif pour penser qu’en y réunissant les lits coquilliersdes sables inférieurs et les sables moyens, il représente assez exac-tement les dépôts marins fossilifères de la grande zone méridionale :c’est que les espèces de Nummulites, qui toutes sont aussi répan-dues dans le sud, ne se montrent ni au-dessous ni au-dessus dugroupe ainsi constitué; de sorte que ce vaste horizon des Nummu-lites, que nous avons suivi à travers l’Asie jusqu’aux plages del’Atlantique, prolongé dans le nord-ouest de l’Europe, viendraitpasser au-dessus de l’étage des lignites, lequel est antérieur à l’èredes foraminifères dont nous parlons. Ainsi la distribution des espècesde ce genre si important, considérées isolément, s’accorde aveccelle de toutes les espèces communes, prises dans leur ensemble (1).
(1) Un fait important, dont nous devons la connaissance à M. Nou-let, c’est que sur 7 espèces de coquilles provenant des calcaires