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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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ROCHES IGNÉES OU PYROGÈNES

géogéniques encore inaperçues, de même que ceux déduits desfossiles ont donné lieu à des considérations biologiques nouvelles,ou bien ont complété celles qui n’avaient été qu’entrevues.

Déjà quelques géologues chimistes ont publié des travaux de cegenre, travaux estimables sans doute, mais auxquels peu de personnesaccordent l’attention qu’ils méritent ; aussi nous attacherons-nousà faire ressortir, autant que noire cadre le permet, tout l’intérêtauquel nous pensons qu’ils ont droit. Parmi les analyses de déiaildont la minéralogie s’encombre chaque jour, on trouve à peine quel-ques séries de recherches poursuivies , sur une certaine étendue,dans la même direction. Le plus ordinairement on ne s’occupe quede minéraux cristallisés, isolés de la roche qui les enveloppe etque l’on néglige, ou bien de substances d’une composition assezconstante et assez définie pour être traduite en formules; or il estfacile de voir qu’en accumulant ainsi des milliers do matériaux,sans aucune vue générale, sans aucun ordre pris dans la naturemême, l’histoire chimique de la terre ne peut avancer.

Les savants auxquels nous venons de faire allusion ont donnédes aperçus fort ingénieux ; néanmoins si l’on considère queces études n’ont encore embrassé que quelques parties de l’Europe ,que quelques volcans anciens et modernes, on sentira la nécessité,pour atteindre les lois, de comparer les produits ignés d’un trèsgrand nombre de points de la surface du globe.

Ainsi les roches pyrogènes doivent être étudiées, d’une partdans leurs rapports géologiques avec les couches sédimetitairesqu’elles traversent et qu’elles modifient plus ou moins, comme avecles roches de même origine qu’elles pénètrent ; de l’autre, dans leurcomposition minéralogique et chimique comparée, relativement àleur ancienneté et à leur distribution géographique ; et cela de lamême manière que les roches de sédiment sont étudiées dans leurscaractères stratigraphiques, pélrographiques et paléontologiques.Jusqu’à présent on doit reconnaître que les zoologistes ont mieuxcompris l’importance de leurs recherches, par rapport à l’histoireorganique de la terre, que les chimistes ne l’ont fait par rapport àson histoire inorganique, et cependant ce n’est que par le concourssimultané des uns et des autres, que la théorie complète des phé-nomènes dont sa surface a été le théâtre pourra sortir tout à faitdu vaste champ des hypothèses pour entrer dans le domaine plusrestreint de la vérité.

On doit peut-être attribuer celle indifférence pour la chimie des