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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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DES ÉPOQUES QUATERNAIRE ET TERTIAIRE.

roches aux difficultés qu’elle présente, au temps et à la persévé-rance qu’elle exige, aussi bien qu’à la manière superficielle et sou-vent nulle dont elle a été traitée dans les ouvrages généraux de lascience. On a cherché parfois à a " er certains résultats obtenusdans le laboratoire à l’explication des phénomènes du globe, maissans qu’on s’aperçût qu’il manquait toute une série de recherchesimportantes et même indispensables, par-dessus laquelle on sautaitcomme à pieds joints, et c’est précisément celle sur laquelle nousinsistons. D’un autre côté, les auteurs, préoccupés de ce qu’ils ontvu dans l’Europe occidentale , où les produits ignés, assez nom-breux, ne se présentent cependant que sur une échelle comparative- vment restreinte, ont toujours oublié que, dans une expositionréelle de la géologie, il fallait sortir de ces détails de localité, qu’ilfallait agrandir le plus possible l’horizon de la science, en y faisantentrer au même titre tout ce que l’on sait des autres parties du globe,afin de juger de l’importance relative des faits que l’on est porté àexagérer, par cela seul qu’on les a plus souvent sous les yeux. C’estpour essayer de combler quelques unes de ces lacunes, que nousavons donné à cette partie de notre travail un développementque l’état actuel de la géologie nous a paru réclamer, et cela d’au-tant plus impérieusement que le sujet a été plus longtemps négligé.Nous examinerons plus tard au même titre les roches cristallinesplus anciennes , la théorie des filons et celle du métamorphisme,qui ne sont que des parties de ce grand ensemble de phénomènespour l’explication desquels la chimie doit être notre véritable(lambeau.

Nous parlerons simultanément des roches ignées qui ont surgipendant les époques quaternaire et tertiaire, ou qui, ayant traverséles couches de la formation crétacée, leur sont évidemment pos-térieures. Nous continuerons à suivre l’ordre géographique adoptédans la description de ces terrains, et si nous ne partageons pas demême ces roches en deux grandes époques, c’est parce que, dansl’état actuel de la science, il y a un certain nombre d’entre ellesdont les rapports laissent encore beaucoup d’incertitude, et il noussuffira de rappeler, en ce qui les concerne, les opinions des géo-logues qui les ont observées. Dans beaucoup de cas, à la vérité,ceux-ci se sont abstenus de tout examen de ce genre, et se sontbornés à mentionner on à décrire les roches qu’ils rencontraientdans leurs voyages, sans s’occuper de leurs relations avec les dé-pôts sédimentaires environnants. Il sera d’ailleurs facile, lorsque