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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
Entstehung
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nappes trappéennes varie de 2 ",50 à 3 mètres ; quelquefois elleatteint 35 et même jusqu’à 100 mètres. La matière ignée paraîts’être étendue à l’état de fluidité parfaite sur des surfaces pres-que horizontales ; aussi n’observe-t-on pas de scories à sa surface.De grandes fentes ont ensuite été remplies par une autre rochetrappéenne à grain fin , ressemblant à du basalte et divisée en pris-mes perpendiculaires aux parois de ces fentes.

Les tufs semblent avoir une origine sédimeulairc et résulter de ladestruction superficielle des coulées. On y trouve quelques débrisde matières végétales passant au lignite. Dans l’île de Sudéroë, deuxcouches de charbon bitumineux, très brillant, à cassure couchoïde,noir, semblable à du jayet, sont accompagnées d’argile, de fer car-bonaté en rognons et d’empreintes de plantes qui ressemblent à desroseaux. Ces couches s’étendent sur une longueur de 4000 mètreset sur une largeur d’environ 1300.

L’absence de dépôts exclusivement sédimentaires ne permetguère de déterminer avec précision l'âge des trapps dont on vientde parler; maison doit reconnaître que l’accumulation des matièresignées s’est produite pendant un temps très long, d’une manièreintermittente, et que la suspension du phénomène est marquée parles assises de tuf. Aujourd’hui les nappes trappéennes s’élèventà plus de 1000 mètres au-dessus du niveau de la mer, et, commeelles sont pour la plupart horizontales, il faut supposer qu’il enexiste encore jusqu’à une grande profondeur.

Suivant M. Durocher, ces diverses îles n’auraient constitué autre-fois qu’un seul tout qui a été divisé plus tard. Les roches qui les com-posent, accumulées d’abord au fond de la mer, furent soulevées aprèset portées en partie au-dessus de son niveau. Ce relèvement seraitindiqué par la pente régulièredes assises, depuisle haut des montagnesjusqu’à leur base. L’inclinaison varie dans chacune decesîles qui, prisesdans leur ensemble, paraissent avoir éprouvé un affaissement central,reconnaissable entre les îles Stromoë et Sudéroë. La partie sud de lamasse s’est infléchie au nord-est, tandis que l’autre s’est affaisséeau sud. C’est alors que se sera opérée la division du grand massiftrappéen, division complétée ensuite par l’action incessante desvagues et d’une atmosphère constamment brumeuse.

L’examen minéralogique et chimique des roches des Féroë a conduit aussi l’auteur à quelques résultats que nous consigneronsici. Les trapps, dit-il, offrent deux variétés principales : l’une por-pbyroïde et souvent amygdaloïde, l’autre à texture d’apparence

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