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ILES FEROE.
lamellaire. La variété porphyroïde est caractérisée par de petilscristaux de feldspath labrador, disséminés dans une pâte grisverdâtre, foncée, compacte ou à grain fin, renfermant tantôt2 à 3 pour 100 d’eau, tantôt seulement 1/2 pour 100 , ou mêmepoint du tout. Les variétés hydratées,verdâtres, à cassure lamclleuse,montrent parfois des lames dont l’aspect ressemble à celui dudiallage bronzite, et dont l’analyse a fait aussi ressortir l’ana-logie avec le diallage. M. G. Rose, ayant rapporté au labradorite lefeldspath des euphotides, on aurait ici une association absolumentdu même genre. Les variétés porphyroïdes anhydres sont magné-tiques et quelquefois magnéti-polaires. Leur analyse a donné, défal-cation faite du labradorite , un bisilicate de fer et de magnésie, etconduit à une formule qui est celle de l'hyperslhène. Les rochesdiallagiques et hypersthéniques alternent d’ailleurs entre elles etsont intimement associées. Les bancs de tuf, composés des mêmeséléments que les trapps, renferment beaucoup de zéolithes, et leurorigine serait la même que celle des tufs trachytiques des environsde Naples.
La position des îles Féroë, entre l’Islande d’une part, l’Ecosse etl’Irlande de l’autre, a engagé SI. Durocher h comparer les produitsignés de ces divers points. On a vu qu’en Islande ( ant'e , vol, I,p. /i8(5) le phénomène des éruptions ne s’était point arrêté à caquel’auteur nomme ici l 'époque trappéenne ancienne , mais qu’il s’estcontinué jusqu’à nos jours, en subissant diverses modifications , de-puis la sortie des trapps jusqu’à celle des laves modernes. Or celle sdes rochers de cette île qu’il suppose du même âge que les trapps desFéroë renferment aussi du labradorite, et leur pâte contient del’eau. Entre les coulées anciennes de l’Islande il existe égalementdes couches de tuf semblable à celui des Féroë , et de ces analogiesle géologue que nous citons en a déduit la contemporanéité desroches (1).
(1) Des recherches pu-bliées récemment par M. Damour {Bull.,2 e sér., vol. XII, p. 83, 1850), et que cet habile chimiste doit con-tinuer, conjointement avec un travail minéralogique de M.Descloi-zeaux sur les produits ignés de l’Islande , ont déjà jeté un nouveaujour sur cette classe de faits. M. Damour a donné, en outre, lesanalyses de l harmotome et de la lévyne de cette lie {Ann. de.s mines ,4 e sér., vol. IX, p. 333, 1846). — Nous ajouterons encore à ce quenous avons dit sur l’Islande [tinté, vol. I, p. 486) les indicationssuivantes : J. C. Schytte, Hekla og dens sidste Udbrand; in-8, 10 pl.