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prouvent encore leur postériorité. Si l’on remarque en outre, queplusieurs de ces cavernes, dues h l’action des vagues, sont probable-ment très récentes, on admettra peut-être que la production des zéo-lithes peut encore avoir lieu de nos jours. Dans les îles Féroë, commeen Irlande , ces substances sont associées avec le spath calcaire et lacalcédoine; dans le Palatiuat on en trouve avec du quartz-agate.Quant aux calcédoines des Féroë , elles se sont déposées exacte-ment de la même manière que les zéolithes.
Les roches pyrogènes désignées sous les noms de trapp, de ba-salte, de diorite ou grunstein, d’amygdaloïde ou de spilite, etc.,sont assez répandues dans certaines parties des îles Britanniques ,mais ce n’est que dans le nord de l’Irlande où leur position, parrapport à la craie qu’elles ont traversée puis recouverte, nousdonne la certitude qu’elles y ont surgi après les formations secon-daires. Partout ailleurs, en Ecosse, dans les îlesd’Arran, de Mull (1),de Staiïa (Hébrides ) (2), dans le nord et l’ouest de l’Angleterre, lesroches dont nous parlons ne sont en rapport qu’avec des dépôtssédimentaires beaucoup plus anciens, et nous n’avons par consé-quent point à nous en occuper ici.
MM. Conybeare et Buckland (3) ont depuis longtemps donnéune coupe des côtes du comté d’Antrim , depuis Tort - Pointjusqu’au château de Dunluce , non loin des limites du comtéde Londonderry, coupe dans laquelle on voit parfaitement le basaltereposer indifféremment sur les couches de la formation houillèreet sur celles de la craie qui ont été brisées, dérangées et modifiéespar son apparition. Des dykes basaltiques plus récents ont ensuiterecoupé les produits des premières éruptions.
Les dérangements occasionnés par la sortie des trapps ont étédécrits plus tard par M. J. Brice (A), et M. R. Griffith a fait con-
(1) Dans la partie méridionale de l’île de Mull le trapp est plusrécent que les couches de la formation jurassique dont il enveloppedes fragments.
(2) Voyez aussi Maggilivray, Notes sur les productions natu-relles de l’ÎIe de Saint-Kilda, l'une des Hébrides ( Bibl. unir, deGenève , n° 80, août I 842). — Edinb. neivphil. Journ., vol. XXXII,p. 47.
(3) Transact. geol. Soc. of London , 1 re sér. vol. III. — De laBêche, Coupes et vues, etc., pl. 19.
(4) Ibid., 2 e sér., vol. V, p. 78. 1837.