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naître les veines de syénite qui traversent le micaschiste et lacraie dans la falaise de Good-Land et à Torr-Eskert au sud deFair-Head (1). Ces veines, qui coupent obliquement les feuilletsdu micaschiste , sont llexueuses, ondulées et non parallèlesentre elles. Au sud de Murlougli-Bav, dans la falaise de Good-Land,qui a 150 mètres de hauteur, on remarque des veines qui sebifurquent. La roche qui les compose est à grain fin, d’un vertfoncé, formée d’amphibole, de feldspath rouge brun et acciden-tellement de quartz. L’amphibole est plus abondante vers le hautet le bas de la veine qu’au centre, et la roche, sur divers points,passe du diorite à la syénite.
La syénite de Torr-Eskert, qui se trouve au contact du mica-schiste et de la craie, ou qui plutôt s’est introduite entre lesdeux roches en brisant aussi les couches inférieures de la seconde,paraît être le prolongement des veines précédentes. Ici elle en-veloppe des fragments de la partie inférieure de la craie, et elleest recouverte par la supérieure. A son contact la craie est en-durcie et compacte, et sa teinte, ordinairement d’un blanc jaunâtre,est devenue rougeâtre. Dans quelques échantillons la craie et lasyénite sont tellement unies, qu’elles semblent avoir fait originaire-ment partie delà même masse. Ces coupes de Torr-Eskert montrentla craie reposant horizontalement sur le micaschiste incliné de10 à 15 degrés, et la syénite qui est intercalée dans cette craie ouà sa base forme aussi une couche horizontale. Elle entoure des cail-loux siliceux de la partie inférieure de la craie, et l’on trouve, enoutre, des sphéroïdes aplatis de syénite enveloppés dans la massecrayeuse. L’auteur pense que ces morceaux ont été injectés à l’étalfluide dans le sédiment calcaire encore mou, mais on peut supposeraussi qu’ils se sont moulés dans quelques cavités préexistantes de lacraie en les remplissant.
Du comté d’Antrim les roches trappéennes s’étendent dans celui conusde Londonderry , dont elles bordent la partie orientale, depuis le lac LunJomienyde Foyle et la côte de l’Océan jusque vers le milieu de la rive oc-cidentaledu lacde Neagh (loch ou lough-Neagh).Elles y recouvrentaussi la craie et des dépôts plus anciens; souvent elles affectent laforme de digues isolées, composées d’une série de couches régu-lières, mais en partie dénudées. M. J. E. Portlock (2) attribue cette
(1) Ibid,, p. 179. — Bull., vol. IX, p. 291. 1838.
(2) Report on the geology, etc., Rapport sur la géologie du