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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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IRLANDE . 315

s’est pas bien rendu compte de la valeur minéralogique et pétrogra-pbique de ces dénominations.

La coupe de Magilligan offre, dans un petit espace, presque toutesles variétés de roches de trapp qui se trouvent sur le grand plateau.L’olivine, signalée dans plusieurs bancs, montre que sur ce point laroche est un vrai basalte. En outre, l’auteur distingue (p. 155) deuxsorte de dykes : les uns appartenant au basalte régulier, comme celuidu pont de Lady O’Cahan ; les autres, comme celui deFermanagh,n’offrant aucune des particularités du basalte, et ayant une originedifférente. Ce dernier est composé d’amphibole cristallisé et defeldspath, à la fois compacte et cristallin. Ces deux espèces de dykessont d’ailleurs dans des districts fort éloignés du grand manteau ba-saltique.

L’élévation la plus considérable qu’atteigne ce dernier se trouvesur les bords est et ouest du bassin qu’il occupe. Ainsi, à l’est, dansle comté d’Anlrim, il se maintient entre 450 et 550 mètres, et àl’ouest, dans celui de Londonderry , entre 335 et 600 mètres. Onne peut guère penser que le basalte se soit étendu dans ce bassinde manière que les nappes inclinent en sens inverse ou vers soncentre , comme les strates sous-jacents , et l’on doit admettreque la dépression médiane de la craie, qui suit la direction de laBeam, est le résultat d’une dislocation postérieure, et que les faillesobservées dans la craie, le long de la côte nord, sont dues h des os-cillations qui l’ont accompagnée. D’après M. Portlock, qui noussemble attribuer en général une très grande importance au méta-morphisme de contact, les couches sédimentaires déposées entredeux éruptions de basalte auraient été métamorphisées assez com-plètement pour qu’on ne puisse plus les distinguer aujourd’hui desproduits ignés. L’épaisseur de toute la masse, rangée avec le basaltecomme ayant une origine pyrogène, est d’ailleurs très variable, parsuite des dénudations qui sont survenues, mais elle peut être éva-luée entre 100 et 200 mètres.

Quoique nous devions y revenir plus tard, nous mentionneronsencore ici un fait très remarquable observé par M. Verschoyle (1)sur les deux côtés de la baie de Killala, dans le comté de Sligo :c’est la présence de masses de véritable trachyte recouvrant le cal-caire de montagne et coupées par des dykes de trapp d’un âge en-

(1) Transact. geol. Soc. oj London , vol. Y, p. 1 49, 1832-40.