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disposition à l’alternance de lits durs et solides avec des lits fria-bles et tendres dont la destruction est très facile. Les escarpe-ments fout voir tantôt le passage de la roche dure à une roche de-venue tendre par la décomposition, tantôt le changement inversepar suite d’une action ignée postérieure, ce qui prouverait que nonseulement les nappes de basalte se sont épanchées successivement,mais encore qu’un temps considérable à dû s’écouler entre chacuned’elles. De plus, l’auteur croit que quelques uns des lits d’amyg-daloïde ont été plutôt rejetés à l’état de boue volcanique qu’à l’étatde lave, et que leur solidification et leur cellulosité résultent de l’in-fluence des basaltes qui sont venus après. Les basaltes prismatiquesne forment qu’une bande assez étroite et n’appartiennent pas à uneépoque d’éjection différente des autres; leur structure est due àquelque circonstance particulière du refroidissement. Ceux deCraigahulliar offrent à la fois la structure massive et la structurecolonnaire, et les roches prismatiques supportent celles qui ne lesont pas.
L’émission des basaltes et des boues basaltiques a dû se conti-nuer pendant un temps fort long, puisqu’on observe à la Chaus-sée-des-Géanls ( Cause-way , Àntriin) un banc de lignite de 2 mètresd’épaisseur, placé entre deux nappes de basalte prismatique, et lespériodes d’éruption ont dû être séparées par des périodes de repos,comme dans les volcans modernes. Quant aux sillons de la surfacede la craie, souvent remplis de cailloux roulés, d'argile et de silex,ils résulteraient d’une dénudation opérée par des courants d’eauavant l’éruption des basaltes.
Les couches du lias ont éprouvé de notables modifications, depuisle simple endurcissement jusqu’à un mélange complet des élémentsdu basalte (p.150). Des Bélemnites ont leur cavité alvéolaire rempliede pyroxène cristallisé provenant de la roche sous-jacente, et des eni-preintesd’Ammonites montrent des zéolithes attribuées de mêmeàdesactions métamorphiques. Les changements opérés sur les rochesignées ont été aussi le sujet des recherches de M. Portlock,mais nous devons faire remarquer qu’il mentionne toujours l’au-gite et non l’am ' " 'e comme partie constituante de ces roches,lesquelles sont désignées tantôt sous le nom de basalte, tantôt sousceux de grunstein et de trapp, ce qui peut faire supposer qu’il ne