soulèvement proprement dit, mais bien un centre de soulèvement ;néanmoins les forces internes n’ont pas agi en un seul point; elles se sontmanifestées sur un espace circulaire assez grand, qui a été élevé enforme de dôme, et à la surface duquel se sont produites les fentes,origine des vallées actuelles, agrandies ensuite par l’action du tempset par celle des eaux. Pendant cette période se formèrent quelquescônes de scories qui avoisinent le Mont-Dore , principalement le longd’une ligne dirigée du Puy-Eerrand à la roche Sanadoire, où l’onaperçoit des traces d’une action volcanique récente. Plusieurs autresexemples portent à penser que les puys feldspathiqucs des montsDômes se rattachent essentiellement au soulèvement du Mont-Dore ,et que leur élévation a eu lieu en même temps.
Les volcans modernes de Monlclialme, de'farlaret, de Monlsi-neyre, se relient au principal foyer volcanique dont l’action s’estmanifestée suivant une ligne N., S., d’abord à Monteynard, puis auxpuys d’Enfer , de la Rodde, de la Vache, de Lassolas, etc., et a sou-levé au delà le Puy-de-Dôme , le Petit-Suchet, le Clierzou et le Sar-couv, près desquels se trouve le volcan, cause première du soulève-ment. Le puy de Chopine a été soulevé presque en entier avec uneportion des roches primaires environnantes, et les laves modernesformèrent lé puy des Gouttes. L’effet se continuant encore dans lamême direction jusqu’au puy de Chalard, a laissé, pour dernier té-moin de sa puissance vers le nord, un cratère d’explosion , qui est leGour de Tazana, lac à bord escarpé, semblable à celui de Pavin ,à l’extrémité sud de la ligne, regardé aussi comme un cratèred’éruption qui s’est rempli d’eau après la sortie de la coulée de Mont-chalme.
Le terrain primaire formant une gibbosité sous les monts Dômes,comme sous le Mont-Dore et le Cantal , M. Lecoq assigne pour causeà ce soulèvement antérieur, qui semble coïncider avec l’alignementqu’affectent les centres d’éruption, l’apparition de nombreux filonsd’amphibolite, la plupart parallèles entre eux, et dont le plus puis-sant, composé principalement de diorite, suit une ligne presquedroite, de l’extrémité de la chaîne des puys jusqu’au Cantal , en pas-sant sous le Mont-Dore . Enfin, après avoir signalé les divers pointsoù il a constaté les affleurements de cette roche et les filons amphibo-liques qui s’v rattachent, l’auteur pense que les volcans modernesont dû nécessairement se faire jour par les points de moindre ré-sistance, et qu’ils ont profité de la rupture faite longtemps avantleur apparition. Quant au Mont-Dore et au Cantal , des filons con-