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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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FRANCE CENTRALE.

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dant pour l’auteur, les rochesTuillière, Sanadoire et Malvial, au lieude représenter des djkes, seraient des fragments d’une épaisse couléedont le soulèvement aurait produit le lac de Guêry; les eaux quis’écoulaient d’abord dans la Sioule se sont jetées depuis dans laDordogne (1).

L’arrivée des basaltes en nappes et en filons, suivie d’un secondsoulèvement, caractérise une troisième période. Les filons basalti-ques sont moins abondants que ceux de trachyte et se montrenttoujours éloignés du centre de soulèvement. Les nappes affectentsouvent une inclinaison trop forte pour que l’on puisse croire qu’ellesont cristallisé dans cette position , ce qui conduit à admettre qu’ellesont été soulevées après leur refroidissement. Les basaltes sont su-perposés aux tufs ponceux, et leur relation avec les laves modernesprouve qu’il ne s’est rien produit entre les deux dernières périodes.La matière des nappes basaltiques est sortie par des orifices quemarquent aujourd’hui des pics isolés et dominant ces mêmes nappes;et ces pics plus récents résulteraient d’uu mouvement opéré entrel’épanchement des nappes et la sortie des laves modernes. Alorsaurait eu lieu un soulèvement comparable à celui qui a accompagnél’arrivée des filons trachytiques; seulement, il aurait été plus éner-gique.

M. Lecoq rapporte à une quatrième période les volcans moderneset éteints, ainsi que les effets d’un troisième et dernier soulèvement.Les terrains tertiaire et primaire offraient déjà, lors de la sortie deslaves, la configuration qu’ils ont aujourd’hui. L’apparition des vol-cans a été ressentie dans le groupe du Mont-Dore , dont le sol pré-cédemment brisé présentait moins de résistance qu’ailleurs, maisles roches qui s’y étaient accumulées modifièrent les résultats. Lamasse entière fut soulevée , déchirée de nouveau , et il se produisitdes fentes divergentes. Le centre d’action parait avoir été dans leravin de la Craie, au pied du pic de Sancy ; l’effet produit éleva lepic lui-même, et les trachytes furent portés plus haut que lesdykes basaltiques qui, sans doute, les dominaient auparavant.

Le massif du pic de Sancy n’est pas, pour l’auteur, un cratère de

(1) M. Mercier dans ses Observations sur le canton de Rochefort[Ann. scient, de l’Auvergne , vol X, p. 36, 1837), après avoirdonné quelques détails sur l'origine des roches Tuillière, Sanadoire,Malvial et sur le lac de Guéry, regarde ce dernier comme occupantla place d’un ancien cratère.