Buch 
3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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FRANCE CENTRALE.

fait penser k M. de Buch (1) que les domites étaient dus, en gé-néral, à une transformation du granité, tandis que M. PouletScrops regardait le trachyte et le basalte comme contemporains, lepremier résultant d’une modification du granité, et le second decelle des roches amphiboliques voisines. Suivant de Montlosier,des éruptions de cendres amoncelées et agglomérées par uneroche régénérée auraient formé les domites qui renferment parfoisdes scories. M. de Buch croit que les surfaces occupées par cesmêmes domites ont été soulevées toutes en même temps, pendant lapériode des volcans modernes. Pour Ramond , les puys domitiquesétaient d’anciennes coulées provenant du Mont-Dore et isolées parsuite du développement qu’ont pris les volcans k cratère, etM. Lecoq y voit des tufs volcaniques soulevés par des actions del’intérieur.

M. Kleinschrod, qui s’est attaché k démontrer le peu de vraisem-blance que le domitc puisse être une roche régénérée ou de secondeformation, le considère comme une simple lave d’une espèce parti-culière. L’âge de ce domite, par rapport aux basaltes et aux volcansmodernes, ne lui paraît pas d’ailleurs suffisamment établi, et peut-être même n’est-il pas susceptible d’une détermination rigoureuse.Beaucoup de nappes de basalte ont été, sans doute, découpées etpartagées en grands fragments, mais on peut contester la relationcomplète de tous les basaltes qui se dirigent au nord et k l’est duMont-Dore , ainsi que l’avaient admise de Montlosier, Ramond etM. de Buch.

D’après MM. Jobert et Croizet, il y aurait eu des éruptions basal-tiques pendant que se formaient les sédiments tertiaires de la Li-magne ; mais, en l’absence de débris roulés de basaltes dans ces cou-ches lacustres, d’autres géologues ont rejeté la contemporanéité desdeux phénomènes, et la roche volcanique de Gergovia ayant paruprésenter k ces derniers les caractères de coulée, ils ont regardécomme un véritable travertin les couches supérieures de la mon-tagne.

On a déjà vu {ante, vol. II, pag. 658) que M. Pomel s’était rangé

(1) On doit à madame Kleinschrod la traduction française desobservations de M. L. de Buch sur les volcans d'Auvergne , obser-vations qui, bien que remontant aux premières années de ce siècle,n’en ont pas moins un vif intérêt pour la science, par la haute saga-cité dont y fit preuve le célèbre géologue prussien [Ann. scient, etlittér. de l’Auvergne , vol. XIV, p. 108 et 321, 1841).