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Passant ensuite à la partie théorique de son mémoire, il. Ruellecombat l’opinion qui considère l’ensemble du relief actuel duCantal connue un cratère de soulèvement, et s’attache à démontreren outre que la disposition des assises de conglomérats et de tra-chytes offre tant d’irrégularités, des alternances et des interruptionssi fréquentes et une composition tellement varice, qu’il est difficilede les attribuer à un seul et immense cratère. « Il est donc pro-» bable, dit-il, que les laves et les déjections de toute nature se sont» épanchées par d’énormes crevasses dont les dvkes semblent indi-» quer la place et la direction, au moins dans la zone supérieure, où» l’action volcanique a dû être plus puissante, sinon plus développée.» Ces couches de laves pâteuses, fluides ou incohérentes, sortant à» différentes hauteurs avec des forces inégales, ont formé des cou-» elles diversement inclinées, et laissé entre elles, en s’amoncelant,» bien des dépressions auxquelles les vallées actuelles doivent enu partie leur origine. » Non seulement l’auteur 11 e croit pas que lesvallées qui sillonnent plus ou moins profondément le massif monta-gneux soient des vallées de déchirement ou d’écartement, mais en-core il repousse l’opinion qui les attribue à des torrents diluviens.Elles ne sont pour lui que le résultat des agents atmosphériquesordinaires qui s’exercent depuis un temps très long sur les inéga-lités primitives du cône volcanique du Cantal .
M. C. Prévost (l) partage l’opinion de M. Ruelle en tant quecelui-ci considère ce massif comme un cône d’éruption, et le pho-nolite du puy de Griou, regardé comme la cause efficiente du sou-lèvement des basaltes, leur serait cependant anterieur, puisqu’onen trouve des galets dans les basaltes même des environs de Thiézac.Le puy de Griou ne représenterait qu’une partie d’un ancien culotresté dans la cheminée principale du volcan trachytique.
Pour M. Dufréuoy (2), au contraire, le soulèvement central estcertain, quand même la cause resterait encore douteuse; mais,de même qu’il y a aux environs de Clermont des basaltes de deuxâges différents, de même on peut supposer qu’il y a eu aussi deuxépanchements de plionolite, et dans ce cas celui du puy de Griouappartiendrait au second phénomène. En outre, le savant direc-teur de l’École des mines trouve dans les observations de M. Ruelleplusieurs arguments à l’appui de sa manière de voir ; ainsi, les vides
(Il Bull., vol. XIV, p. 125, 1842.(2) Ibid.