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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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FRANCE CENTRALE.

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En recherchant ensuite dans les conditions physiques du globeles effets dynamiques exercés sur la croûte solide par la masse fluide,effets qui consistent principalement dans des rides successives per-pendiculaires les unes aux autres, M. Rozet fait voir « qu’en Au-» vergue un ébranlement quelconque de la matière intérieure ayant» déterminé les éruptions trachytiques, la sortie des basaltes serait« l’effet de la réaction de ce mouvement et celle des laves celui de» la réaction du mouvement basaltique ; l’intensité de la force» s’est ensuite trouvée tellement diminuée qu’elle n’a plus été ca-» pable que de lancer des matières gazeuses par les fissures exis-» tantes, sans pouvoir en déterminer d’autres. Si les choses se sont» effectivement passées ainsi, on comprend comment les produits» de deux époques d’éruptions consécutives se sont immédiatement» succédé et se trouvent intimement liés sans être cependant iden->. tiques. »

SI. Rozet s’appuie aussi sur quelques idées théoriques dévelop-pées par M. le colonel Le Blanc (1) et d’après lesquelles la réactiond’un plissement de l’écorce terrestre, suivant un grand cercle, en-traînerait un plissement analogue suivant un autre grand cercleperpendiculaire au premier. Mais ce second soulèvement doitavoir suivi immédiatement le précédent, car on ne conçoit pasd’interruption ou de suspension entre la manifestation de deuxforces dont l’une serait la conséquence de l’autre. Cet effet secon-daire n’a pas dû attendre la fin du dépôt de tous les sédiments quise sont formés entre deux soulèvements consécutifs, dépôt qui aquelquefois exigé un laps de temps énorme. Or, dans l’applicationde cette théorie aux diverses roches ignées, l’objection reste à peuprès la même, et il y a évidemment une question de temps dont on nelient pas compte. On ne comprend pas davantage pourquoi lesproduits ignés présenteraient des différences minéralogiques etchimiques en rapport avec des effets mécaniques qui en sont toutà fait indépendants, et pourquoi, enfin, si ces éruptions n’étaient queles conséquences dynamiques les unes des autres, les produits ame-nés de l’intérieur ne seraient pas semblables.

Mais revenons au mémoire de M. Rozet qui a observé, dans lesmassifs du Cantal et du Mont-Dore , de grandes fentes marquées parles vallées exactement placées suivant les directions des principaleslignes d’éruptions volcaniques qui viennent se croiser dans ces

(I) Bull,, vol. XII, p. 140, 1847.