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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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FRANCE MÉRIDIONALE .

Département(3 uVar .

Porphyres

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préalable, que tous ces cônes, supposés de basalte, n’étaient enréalité que les produits d’éruptions modernes, comme ceux de lachaîne des Monts-Dômes, par exemple. De plus, en négligeant decomprendre dans ses calculs et ses appréciations les groupes duMont-Dore, du Cantal , du Yivarais et du Velay pour les basaltes, ila singulièrement affaibli l’importance de ses déductions, et une pa-reille lacune ôte beaucoup de valeur aux résultats; car il estévident qu’en introduisant ces divers éléments, les conclusionsrelatives à la répartition des centres de position des groupes engénéral et de ceux des séries de volcans modernes ou des picsbasaltiques devaient changer aussi bien que l’axe de tout le sys-tème. Aussi les conséquences déduites des calculs de M. Pissis sont-elles tout h fait différentes de celles que M. Itozet avait exposées enparlant d’un point de vue beaucoup moins abstrait, et plus rap-proché, suivant nous, de la réalité.

D’un autre côté, cet horizon du lit de cailloux roulés adopté parl’auteur a-t-il bien toute l’importance qu’il lui attribue? Il ne semblepas l’avoir observé au delà du bassin de la I.imagnc, et est-ceassez pour justifier même le litre seul de sa notice, qui traiteDe l'âge relatif et de la position des terrains volcaniques du centrede la France ? Ces résultats, présentés comme absolus et appliquésà tous les phénomènes volcaniques de celle surface, ne sont enréalité déduits que de la considération d’une petite portion où cesphénomènes ont eu lieu, et ne peuvent prétendre au caractère degénéralité que M. Pissis paraît disposé à leur attribuer.

§ o. France méridionale.

Les roches ignées, qui dans le département du Var sont plus ré-centes que les formations secondaires , n’occupent que des surfacespeu considérables ; ce ne sont en quelque sorte que des points isolés,que des recherches très minutieuses pouvaient seules faire connaî-tre; il fallait en outre une étude assez attentive pour les séparer lesunes des autres et pour fixer l’époque de leur apparition, au milieu deterrains comparativement fort anciens et dans un pays où man-quent plusieurs termes de la série géologique. Nous distingueronsavec M. Coquand, parmi ces roches, et suivant leur ancienneté :1. " les porphyres bleus quartzifères, 2° les trachytes, 3” les basaltes.

Les porphyres bleus de l’Esterel, quoique connus et exploités parles Romains, avaient été complètement oubliés depuis, lorsqu’en