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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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FHANCE MEIUDIONAIÆ.

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1832 M. Ch. Texier, qui s’occupait tics antiquités de Fréjus , découvrit les anciennes carrières abandonnées des Gaux, à un tnyria-mèlrc au sud-est de cette ville (1). Plus tard et à diverses reprises,M. Coquand (2) décrivit cette roche dont les caractères remar-quables frappèrent M. Élie de Beaumont (3) et le portèrent à laséparer du mélaphvrepour la rapprocher des trachytes.

Le porphyre bleu, dit M. Coquand, est composé d’une pâtefeldspathique (U) d’un bleu pâle , renfermant une grande quantitéd’albite blanc, des noyaux de quartz, et accidentellement des cris-taux d’amphibole et des grains de fer oxydulé, substances auxquellesM. Élie de Beaumont a trouvé associés des nids et de petits filonsd’épidote. Cette roche court parallèlement au rivage, depuis laGarde-Vieille , jusqu’au-dessus de la rade d’Agay, en formant lesmontagnes arrondies du vallon d’Aigues-Bonnes, des Gaux, deFerrières et de Boulouris ; de là, elle se continue dans l’intérieur desterres, affleurant au-dessous du grès bigarré et des mélaphyres,pour s’enfoncer sous les escarpements porphyriques de l’Esterel ,après s’être montrée au jour sur une étendue de lé à 15 kilomètres.Le porphyre bleu est plus récent que le mélaphyre, car à Boulourisil le traverse sous forme de filons ramifiés. A Ferrières , à la Garde-Vieille , il renferme des filons et des amas de fer oligistc et de feroxydulé, analogues à ceux dé l’île d’Elbe. Comme dans cette île, cesamas sont subordonnés à des roches feldspathiques, identiques avecle porphyre bleu (rade de l’Enfola au nord de Porto-Ferrajo). M. Go-quand attribue à ce dernier la même origine, le regarde comme du

(1) M. Texier, ayant emporté à Borne des échantillons de cetterochesi remarquable, constata, dans l’église de Saint-Pierre, son iden-tité avec celle de la colonne de saint Grégoire, qui a 1 0 m ,30 de hau-teur, avec celle d’une colonne du palais Quirinal , d une colonnedu Vatican , et avec d’autres encore qui avaient été prises jusque-là pour des porphyres d’Égypte . [Rapport de MM. Alex. Brongniartet Héricart de Thury, à /’Académie des sciences , 1833.)

(2) Bull., vol. VII, p. 107. 1836. — Ibid., 2 e sér., vol. VI,p. 300. 1 849.— Mem. de la Soc. gcol. de France , 2 e sér., vol. III,p. 369. 1 830.

(3) Explication de la carte géologique de la France, vol. 1,p. 477. 1841.

(4) M. Coquand, dans le Résumé de sa description des terrainsprimaires et ignés du dép. du Far [Bull., 2 e sér., vol. VI, p. 300,

1 849), dit que M. Diday a constaté que cette pâte est en partie forméed oligoclase et en partie d’albite, mais il n’a pas reproduit ce ren-seignement dans son mémoire.