FHANCK MERIDIONALE.
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recouvrent transgressiveinent le calcaire néocoinien , ainsi que lesgrès à Nummulites, et sont surmontés h leur tour, aux environs deBiot , par la mollasse marine. A la base de ces couches tertiaires, onvoit les produits trachytiques remaniés et mêlés aux gompholiles;aussi l’àge des irachyles dont on vient de parler se trouve-t-il fixéenlre le dépôt des couches à Nummulites et le commencement dela formation tertiaire moyenne. L’existence de ces roches ignées,qui ont été indiquées sur la Carte géologique de la France par lesigneet la teinte des mélaphyresetdes dioriies des Pyrénées (ophitesPalass.), paraît se lier à celle des roches de même nature que noustrouverons tout à l’heure en Italie et dans les îles voisines.
On a constaté dans le département du Var sept gisements de ro-ches basaltiques: ce sont ceux de Kougiers, de Tourves , d’OIlioules,du Revest, de Saint-Nazaire , delà Molle et de Cogolin . Les ba-saltes de Rougiers et de Saint Nazaire sont enclavés dans le trias;ceux d’Oilioules , de Tourves et du Revest dans le calcaire nêoeo-mien , et ceux de la Molle et de Cogolin dans les schistes cristallins.Les gisements de Tourves , d’Oilioules, de Saint-Nazaire, de Cogo-lin et du Revest no constituent que de simples cônes de basaltenoirâtre, plus ou moins altérés à la surface; ceux de Rougiers et dela Molle offrent plus d’intérêt (1).
Le volcan éteint de Rougiers, signalé par Pontier en 1786, estsitué au milieu d’un bassin irrégulier, formé par le prolongement dela chaîne des montagnes de la Sainte-Baume . Il constitue un coteauisolé, connu sous le nom de Polinier. L’inclinaison des calcaires dumuschelkalk, assez faible du côté de Rougiers, augmente brusque-ment dans le voisinage du basalte et atteint environ 80°. Par suitede ce redressement, le grès bigarré , masqué partout, vient affleurerau pied du cône, pour former avec le muschelkalk un escarpementpresque vertical et un bourrelet circulaire suivant les contours dela roche ignée. Du haut de cette terrasse naturelle, le coteau dePolinier ressemble, dit M. Coquand, à un camp retranché, séparédd sol environnant par un fossé de circonvallation et par des palis-
(1) Coquand, Bull., vol. VII, p. 107. 1836. — ld., vol. XIII.p. 477. 1842. — Ibid,, 2’ sér., vol. VI, p. 305. 1849. — Mérn. dela Soc. géol. , 2 e sér., vol. III, p. 390. 1850. — Élie de Beaumont,Explication de la carte géologique de la France, vol. 1, p. 496.1841. — De Villeneuve, Coupe de Toulon à Rougiers (/ lun. dessc., etc., de Marseille , vol. I, p. 225).
Basaltes