hyles.
3Ô2 FRANCE MERIDIONALE.
même âge, et fait voir qu’il a été l’agent du soulèvement del’Iislerelet la cause des perturbations que l’on observe dans les roches de sapartie orientale.
Au sud, entre Antibes et N.-D. de la Garde, on observe, au milieudes dolomies néocomietines (1), des conglomérats composés engrande partie de cailloux arrondis ou anguleux d’une roche noi-râtre , enveloppés dans un tuf formé des mêmes éléments , maisréduits en parties fines et semblables aux cendres volcaniques. Desveines^d’opale blanche (hyalite) traversent la masse ou se renflentçà et là sous forme de rognons. Au milieu de ces conglomérats semontrent aussi quelques filons d’un trachyte compacte, très homo-gène dans la cassure fraîche, et se divisant en écailles polyédriquesnombreuses. Celle roche, remplie de cristaux de feldspath et demica noir, n’est pas rude au toucher comme la plupart des trachy tes,et sa pâte rappelle plutôt celle des phonoliles. Quelques noyauxd’obsidienne noire, vitreuse, se fondent insensiblement dans la pâte.
Des blocs de irachyte enveloppés dans les tufs et les conglomératsoffrent beaucoup plus de variétés que les dykes eux-mêmes. Onen observe de toutes sortes , depuis les plus porplivroïdes, jusqu’àceux qui sont grenus, mais on n’y rencontre aucun fragment deroches étrangères au trachyte , telles que le gneiss, les porphyresrouges, le grès bigarré, etc., qui constituent le sol environnant. Ici,comme en Auvergne, en Italie et sur tant d’autres points, ces con-glomérats paraissent représenter les matériaux plus ou moins inco-hérents ou agglutinés, qui, provenant de matières pulvérulentes et deblocs arrachés aux portions déjà consolidées, recouvrent et masquentquelquefois les dômes trachyliques.
Au nord d’Antibes , ces mêmes conglomérats occupent des sur-faces assez considérables dans les communes de Biot et de Ville-neuve, et forment des coteaux élevés dont les flancs sont déchiréspar la rivière du Loup et par les torrents qui descendent du bois dela Garde. Ces roches élastiques sont généralement d’un gris cendré,et les blocs de irachyte qui s’y trouvent d’un brun foncé. IN Lille part on n’aperçoit les points par lesquels ces matériaux ont pu sor-tir du sol , et leur arrangement en strates grossièrement parallèlesmontre que les eaux sont intervenues dans la disposition qu’ils af-fectent aujourd’hui. Dans le vallon delà Charlotte, les conglomérats