370
ITALIE CENTRALE.
înents prismatiques ou rhomboïdaux ; elle est peu endurcie, ne faitplus effervescence avec les acides et constitue le galestro; là oùles teintes sont très variées, telles que le rouge, le pourpre, le jauneet tous leurs mélanges, la roche est endurcie, elle a pris de la silice,elle est toujours stratifiée, et ne fait pas non plus effervescence avecles acides: elle constitue alors les diaspri ; là enfin où les couches,outre ces changements de couleur, sont modifiées dans leur struc-ture, deviennent massives, empâtées ou bréchoïdes, restent effer-vescentes et ne renferment point de parties serpenlineuses, on a leqnbbro russo. 5° Les trois modes d’altération précédents sont quel-quefois réunis sur le même point et passent de l’un à l’autre. 6° Dansla dernière modification, où la roche semble avoir etc ramollie etavoir empâté des portions de couches schisteuses et calcaires du ma-cigno, on voit développées quelques unes des espèces minérales quifont partie des roches serpenlineuses, telles que le feldspath et la dial-lage. 7” Enfin, lorsque les roches serpentineuses se mêlent aux ro-ches de sédiment altérées, elles produisent de véritables amalgamesserpentineux. De plus, M. Savi considère les roches serpentineuseselles-mêmes, causes de toutes ces modifications, comme des altéra-tions ou des scories de quelque roche sédimentaire fondue et im-prégnée de matières étrangères par les influences réunies de la cha-leur, de l’électricité et des éléments qu’auraient développés lesvéritables produits ignés (les métaux et particulièrement le fer) àleur sortie de la terre ; et cela de la même manière que la dolo-mie résulte d’une altération du lias des Apennins .
Ce géologue a remarqué que lorsque les porphyres, les trappsou les dioritesse trouvent an contact des calcaires ou les traversent, ily a presque toujours une bande de serpentine à leur séparation ; etd’autres faits démontrent également que le fer oxydulé et le feroligiste injectés dans des dépôts sédimentaires ont donné lieu à laformation de minéraux semblables et d’amphibole. La serpentineserait alors un des résultats médiats ou immédiats de l’action desmasses de fer sur les roches sédimentaires, et, comme elle passesouvent au diorite, elle ne serait qu’une modification de cette der-nière. Ainsi le fer serait la cause première du développement desdiorites, et ceux-ci l’origine des serpentines.
Après avoir exposé ces hypothèses, M. Savi traite des fdons et desveines qui traversent les masses serpentineuses, et il distingue lesfdons granitiques, opalins, calcédonieux, fcldspathiques, silicéo-calcaires, miémiliques et cuprifères. La serpentine an contact du