granité a été convertie en nacrite jaune d’or, d’un blanc de perle ouvert bleuâtre, fait déjà signalé en 1833, près de San-Pietro-in-Campo (île d’Elbe). Le granité pénètre dans la serpentine, suivantplusieurs directions, et les veinules se terminent ou se prolongent parune substance siliceuse peu distincte, passant à une sorte de cascio-longo. Au lieu dit Calcinajo, toute la masse serpentineu.se est tra-versée par un réseau de veinules de cette même substance, d’hy-drophane, d’opale, etc., ce qui conduit l’auteur à penser que,puisque les filons quartzcux (opale, hydropliane, etc.) sont unedépendance de ceux de granité et qu’on les regarde comme forméspar la voie humide, on doit admettre que cette voie a aussi con-couru, avec l’élévation de la température et la pression, à la forma-tion du granité lui-même.
(P. 75.) Les veines cuprifères et les filons des masses scrpentineuscsdont s’est occupé M. Savi sont ceux deMonle-Casteilo, dc.Monte-Vaso,de la Rocca-Tederighi et de Monte-Catini. Ces quatre localités présen-tent diverses espèces de filons cuprifères. Ainsi, au mont Catini,ou à la minière de Caporciano, un filon puissant, rempli de bas enhaut, traverse le gabbro-rosso. Il est formé de terre grise, silicéo-alumineuse et magnésienne, renfermant des fragments arrondis, àsurface lisse, de diverses roches serpenlineuses et de plusieurs mi-nerais de cuivre. A Rocca-Tederighi, des filons métallifères sontaccompagnés d’autres filons courant dans des directions différentes.Dans la carrière de Bonelli, le filon métallifère court entre la ser-pentine et le gabbro-rosso. Au Monte-Vaso et au Monte-Castelli, lesfilons sont entièrement dans la masse serpentineuse.
De l’ensemble de ses observations M. Savi conclut que non seu-lement les filons cuprifères sont dans les masses serpenlineuses, maisencore qu’ils pénètrent dans les roches secondaires altérées, que cesont de vrais filons, puisqu’ils sont formés de substances d’origineet de structure différentes de celles de la roche encaissante, et quede plus ils se prolongent sans interruption dans des roches dedivers âges. Ils ont été remplis de bas en haut, car on y trouve desfragments de roches que tout prouve venir de dessous le gabbro-rosso. Outre les filons qui renferment des morceaux roulés, il yen a dont tous les éléments sont intacts, et ceux avec minerai decuivre sont contemporains de tous les autres.
Comme considérations plus générales, relatives à la chaîne mé-tallifère de la Toscane , l’auteur pense que l’état actuel de ces mon-tagnes est la conséquence non seulement du soulèvement de sapartie médiane, mais encore de l’enfoncement d’une partie de sa