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L'île d’Elbe était déjà célèbre par ses mines de fer aux tempsd’Aristote et de Strabon ; Virgile la mentionne sous le nom d ’Jlva,qu’elle portait alors.
.... Ast lira trecentos,
Insulet incxhimstis chalybum gêner osa metallis (1 ).
Or, si depuis Alexandre jusqu’à nous les travaux qu’on y aexécutés n’ont produit que des excavations insignifiantes dans lamasse de minerai, on voit que ce petit point du globe renferme à luiseul des richesses qui peuvent encore alimenter l’industrie pour unlaps de temps incalculable. Les exploitations anciennes paraissenti avoir été concentrées dans une seule localité, la montagne de Rio.
Nous avons dit quelques mots (antè, p. 150) du calcaire albérèsecl du grès du macigno avec silex et Fucoïdes, dont les couches, plus| ou moins modifiées, occupent plus de la moitié de la surface del’ile, et nous ne ferons que mentionner celles du verrucano, telle-ment transformées qu’il est assez difficile de se prononcer sur leurâge. Mais il suffit que les produits ignés de l’île soient, commeceux de la Toscane , plus récents que le macigno, pour que nous(devionsles décrire ici.
L’île d’Elbe , allongée de l’E. à l’O., est formée de deux massifsmontagneux que sépare une région moins élevée. Ces massifs, iso-lés de la chaîne métallifère de la Toscane par le canal de Piombiuo,s’y rattachent néanmoins par une identité complète des roches con-stituantes (2). Le massif occidental, ou du mont Capanne, très simpledans sa forme, atteint près de 1000 mètres d’élévation, et est ex-clusivement composé de roches feldspathiques ; le massif oriental,formé de montagnes entassées confusément, présente au contraireun^clief très compliqué ; ses roches sont très variées, et parmi ellesles serpentines jouent le printipal rôle. Dans l’un et l’autre massif,les produits ignés des deux époques ont soulevé et brisé les dépôtssédimentaires. Vers les points extrêmes, les roches serpentineuseset feldspathiques sont assez nettement séparées et indépendantes,
(I) Æn., liv. X, v. 174.
llva, qui des métaux est la mine féconde,
Ilva, qui pour ceinture a l’empire de l’onde ,
Y joint trois cents guerriers exerces aux combats.
(Trad. de ÜEL1LLE. )
("2) A. Burat, Théorie des gîtes métallifères., p. 247 ; in-8. Paris ,'1845.
Ile
d’Elbe.
Généralités.