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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
Entstehung
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ITALIE CENTRALE.

ment dites. Les trachylcs se font remarquer par leur aspect massifavec quelques divisions pseudo-prismatiques. Elles offrent de nom-breuses variétés grise, rose, violette, terreuse, compacte, etc.;quelques unes rappellent les argilophyres de l’Esterel ou les tra-chytes pyroxéniques de S.-Anlioco en Sardaigne , d’autres les por-phyres traeby tiques du Mont-Dore , et quelques unes les basaltes.

Le conglomérat est formé de fragments plus ou moins gros, quel-quefois très volumineux, de toutes les variétés de trachytes précé-dentes et de fragments de pumite. Les morceaux plus petits desmêmes roches constituent le ciment, et toute la masse semble passerau trachyte lui-même. Sa texture est terreuse ; ses teintes sont lerouge et le jaune, et la stratification est peu prononcée si môme elleexiste. Les laves ont, plus que les roches précédentes, l’aspect decoulées sorties d’une bouche dont il est difficile d’assigner aujour-d’hui la place. Elles présentent aussi plusieurs variétés bien distinctesdes trachytes et des conglomérats.

Les trachytes qui composent la masse principale de Capraja oc-cupent toutes les hauteurs, depuis la pointe nord jusqu’à celle dusud, et des fissures assez régulières leur donnent une fausse appa-rence de stratification. Ces fissures sont verticales ou très obliques;mais, vu dans son ensemble, le massif trachytique paraît incliner ducentre de l’île vers ses bords. Bien que les trachytes semblent êtreinférieurs au tuf, ou voit le long des côtes des filons ou dykes tra-verser ce dernier et venir s’étendre en nappes au-dessus.

Après avoir fait observer qu’il n’y a point de trachyte dans l’îlcd’Elbe, mais qu’il en existe quelques traces en Toscane , dans leCampigliese, à la Rocca-Tederighi , à Sasso-Forte, à l’est de Massa,et au mont Amiata , M. Pareto ajoute que la Capraja, quoique isolée,est cependant en relation avec certains phénomènes de la Toscane et qu’elle est la masse volcanique la plus septentrionale des côtesd’Italie . C’est aussi entre le A3” et le 44 e degré de latitude que nousavons vu les trachytes et les conglomérats des environs d’Antibes et de jVaugranier, les basaltesde Saint-Tropez, d’Ollioules, deBeaulieu, de jMontpellier à Agde , etc., points qui sont tous alignés de l’E. quel- jques degrés N. à l’O. quelques degrés S., et dont on retrouve des j

rudiments dans la Maremme de la Toscane . Aucun dépôt sédimen- ■

taire ne peut servir de chronomètre pour juger de l’àge des trachy- ;tes de l’île de Capraja; mais M. Fateto, par analogie, les regarde jcomme étant contemporains de ceux des Etals romains, d’une part, 'et du centre delà France , de l’autre. ■