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ITALIE CENTRALE.
la partie orientale de l’île, où domine le verrucano, fréquemmenttraversé par des filons de granité , ceux-ci sont toujours nettementséparés de la roche encaissante, qui tantôt est un schiste argileuxgris foncé, très tenace, tantôt passe au gneiss, au stéaschisle ou àdes schistes dioriliques.
Au cap Calamita, on observe une large zone de calcaire du ma-cigno, s’élevant en forme de plein cintre au milieu du verrucanoqui l’entoure à l’extérieur, tandis qu’à l’intérieur est un mélange deroches amphiboliques, de liévrite (yénite ouilvaïte), de substancesmétalliques, de verrucano métamorphosé en gypse, etc. Le calcairedu macigno, devenu dolomitique, est courbé en arceaux dont le som-met atteint près de 100 mètres de hauteur, et dont les deux extré-mités plongent dans la mer. La masse centrale est composée de feroxydulé et d’hématites compactes qui, au contact du calcaire , sontaccompagnés d’yénites et d’amphibole. Il semble, dit le savant géo-logue à qui nous empruntons ces détails, que les agents souterrains,des émanations gazeuses, des sublimations,métalliques et autres,aient pénétré celle masse inférieure de verrucano, l’aient changéeen roche amphibolique, et qu’à la suite de l’augmentation de vo-lume qui a dû on résulter, toutes les couches supérieures aient étéforcées de se courber en voûte au-dessus d’elle. Ces phénomènesparaissent avoir clé dépendants les uns des autres et postérieurs aumacigno, mais contemporains des changements éprouvés par cemême macigno sur les autres points où il passe au gabbro-rosso ser-pentineux (l).
(1) M. Studer avait indiqué cet accident remarquable dans uncroquis [Bull., vol. XII, p. 291, pl. 8) ; mais le dessin donné parM. A. Burat (Théorie des gisements métallijères, p. 253 , pl. 10)est infiniment plus complet et ne laisse rien à désirer pour sonexactitude.
Voyez, pour la liste des espèces minérales qui se trouvent dans lesroches granitiques de l’île d’Elbe : Atti délia terza ri union c degliscienz. ital., p. 139; in-4. Florence, 1841. —Coquand, Note sal-les substances rayonnées fibreuses qui accompagnent les minerais dejer, de cuivre et de plomb dans la Campigliese et l’îlc d’Elbe [Bull.,2 e sér., vol. VI, p. 671, 1849), — Kranz, Sur les minéraux dansles druses des filons granitiques de San-Pietro [Arch. für Miner, deKarsten, vol. XV, p. 399, 1841). — De Meyer, Gouttes d'e au dansdu quartz hyalin de l’île d'Elbe ( Verliandl . d. Schtv. naturf.Ges.; Zurich , août 1841-42, p. 324). —■ G. Giuli, Progetto d’nnacarta geognostica ed oriclonostica délia Toscana, ed. 2". 1 835.