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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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ITALIE CENTRALE .

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Si nous examinons actuellement les roches ferriques de SI. Savi,nous trouverons, comme le dit M. A. Burat (1), que les gîtes de mi-nerai sont liés aux serpentines par des rapports géographiques assezremarquables ; tous sont, en effet, concentrés dans le massif orien-tal, tandis que le massif de la Capanne en est entièrement dépourvu.Ici, comme dans la partie continentale de la chaîne, les serpentineset leurs annexes sont les véritables roches métallifères.

A la minière de Rio, à l’est de l'île, on reconnaît, continueM. Savi (i ), que les couches inférieures qui bordent la côte sontdes grès quartzo-talqueux et des schistes siliceux magnésiens, ver-dâtres ou rougeâtres, dépendant du verruenno , et que les couchessupérieures que l’on suit vers Santa-Catarina sont des calcairescompactes, altérés par places, caverneux et remplis de pyrites. C’estentre ce calcaire et le verrucano, ressemblant d’ailleurs beaucoupaux parties métamorphiques des couches à Fucoïdes du continent,qu’est intercalée la grande masse de fer oligiste et d’hématite com-pacte qui constitue la minière de Rio, et que l’on exploite à cielouvert, h différents niveaux, jusqu’à la Marina. Malgré l’opinioncontraire émise par plusieurs géologues, l’auteur la regarde commeun filon très puissant, ou mieux, comme la réunion de plusieursgros filons qui ont traversé en divers sens les grès et les schistesplacés sous les calcaires , et dont ils enveloppent encore des frag-ments considérables. Ainsi on a constaté dans les travaux l’existencede strates puissants (corda des mineurs), de schistes siliceux dontla direction est celle des couches inférieures de la montagne. A laCavina du cap de Pero, on voit clairement les filons de fer s’éleveret traverser les couches de grès.

M. A. Burat (3), qui a décrit aussi la minière de Rio et en adonné une vue très satisfaisante, insiste également sur ce que cesminerais sont dus à des sublimations ou à des éruptions métalli-fères produites suivant le sens des couches relevées et entre leursplans de stratification. On peut observer dans les exploitations l’en-chevêtrement des roches stratifiées avec la masse métallifère. Entrel’espace évidé de deux chantiers d’abatage on voit en plusieurspoints s’élever des couches de schistes verdâtres qui isolent ainsiles cheminées par lesquelles l’action métamorphique s’est exercée

(1) Loc. cit ., p. 248.

(2) Sulla miniera di ferro dell’Eïba ; in-8. Pise, 1836.

(3) Loc. cit., p. 260, pl. 9.

Roches

ferriques