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If,VUE CENTRALE.
point, comme le dit l’auteur ( p. 102 et 105 ), parce que ce filontraverse le macigno, qu’il est l’une des émanations de ce genre lesplus récentes du globe, car tous les gîtes de la région métallifèreassociés aux serpentines sont dans ce cas, ces roches pénétrant par-tout le macigno, mais bien parce que ce filon est assimilé, quant àson âge, à ceux qui percent des roches feldspalhiques ou des gra-nités reconnus plus récents que ces mômes serpentines,îio il y a, dit M. Studer(l), une relation naturelle entre les grani-Monic-Crisio. tes de nie d’Elbe et de l’île de Capraja, d’une part, et ceux des îlesélevées de Monte-Cristo et de Giglio de l’autre. Les granités de Ca-praja et de Giglio sont, comme ceux de l’île d’Elbe , liés à des ser-pentines, et dans ceux de Giglio et de Monte-Cristo on trouve lesmêmes tourmalines noires, vertes et rouges qui distinguent le gra-nité de l’îlc d’Elbe . Le massif granitique ainsi étendu s’aligne àpeu près avec la côte voisine du continent, et cette direct'est commune avec les serpentines, semble annoncer, de même quel’association constante des deux roches, une connexion plus quefortuite entre ces deux massifs ignés. Celte manière de voir expriméeen 1841 par le savant professeur de Berne se rapproche donc sen-^siblcment de celle qu’a émise M. de Collcguo six ans plus tard, et estsujette aux mêmes objections.
L’île de Monte-Cristo, au sud-est de celle de Pianosa, dont nousavons parlé ( ante, vol. II, p. 279), avait été déjà décrite parWarington Smylh , lorsqu’elle fut étudiée de nouveau parM. L. Parelo (2). C’est une montagne qui s’élève abruptement dela mer et dont le point culminant, situé à la partie nord-est, atteint824 mètres d’altitude. Elle est formée de roches granitiques, à l’ex-ception de quelques lambeaux de schistes modifiés, traversés et en-veloppés par les produits ignés. Le granité principal est porphy-roïde, gris ou rougeâtre, à grain plus ou moins fin et avec de grandscristaux d’orthose. Il est divisé en masses globulaires, polyédriquesou tabulaires, et pénétré en tous sens par une multitude de veinesde granité à petit grain, non porphyroïde. A la Punta-Nera ou delDiavolo, on voit un dyke puissant d’eurite porphyroïde courant
(1) Bull., vol. XII, p. 289. 1841.
(2) Sulla costituzione geol., etc. Sur la constitution géologiquedes îles de Pianosa, Giglio, Giannutri, Monte-Cristo et Fourmies deGrossetto [Atti delta quinta riunione, etc., Pise, 1843; — Ann.dell' I. c R. tmiversith di Pisa, vol, I, 1844-48, avec cartes etcoupes)