et dans le second la même île aurait vu s’élever à l’ouest les filonsde pegmatile et à l’est les produits ferriques! Mais ces conclusionsdu savant géologue italien, qui a pu constater l’existence d’un qua-trième phénomène igné méconnu par tous scs prédécesseurs, sont-elles suffisamment démontrées? La réunion des serpentines avec htmasse principale des granités que nous avons vue traversée par elleset la contemporanéité des filons de pegmatite avec les éruptions defer, ou en d’autres termes le groupement deux à deux de ces quatrephénomènes, d’après la seule similitude des directions et contraire-ment à l’opinion de M. Burat et des autres géologues, ne sont-ellespas détruites par la postériorité évidente d’une de ces roches à l’au-tre dans le premier cas, et par la différence complète des caractèresminéralogiques dans tous deux? Pour justifier cette double conclu-sion, il semble qu’il eût fallu prouver: 1° la liaison et la contem-poranéité des anciens granités du inontCapanne avec les serpentines ;2° que les filous cités par d’autres géologues comme traversant cesmêmes serpentines appartenaient tous à la seconde éruption degranité; 3° qu’il vjavait une relation directe, autre que la direction,^entre ces derniers produits granitiques de l’ouest et les éruptionsferriques de l’est.
M. Coquand (l),quia visité plusieurs des localités citées parM. de Coilegno, ne paraît pas avoir observé les mêmes faits, dumoins ne fait-il aucune allusion aux conclusions de son prédéces-seur. Seulement il cite dans le voisinage de Procchio un filond’antimoine suivant d’abord la ligne de séparation du granité etdes schistes cristallins, et pénétrant ensuite dans le granité. Entrece même golfe et la Pila, de puissants amas de fer hydroxyde et demanganèse sont intimement liés aux granités, et dans le massif dela Capanne, plus au nord, un filon de fer arsenical est égalementengagé dans le granité.
Des filons de fer encaissés dans les granités de l’île de Giglio, etsur plusieurs points de la Toscane , prouveraient que les granités dece pays ne sont pas aussi stériles en produits métalliques que le pen-sait M. Burat, et qu’après l’apparition des granités un dernier or-dre de phénomènes d’injection s’est réellement produit. Nous feronsremarquer ici, relativement à l’âge du filon antimonifère de Pereta(province de Grossetto ), si bien décrit par M. Coquand, que ce n’est