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ITALIE CENTRALE.
s’étend vers Canale et ltota, tourne autour de la roclie de la Tolfa,pour s’unir aux peperino du pied de la chaîne des monts Romano,lesquels se joignent à leur tour aux tufs de Vclralla, dcSan-Marliuoet de Viterbe . Le tuf lithoïdc rouge continue ensuite sur la rivegauche du libre, occupant tout le pays entre Rome et la base desmontagnes Tiburtines et des collines de I’rascati et d’Albano.
Age et mode II résulte de ce qui précède qu’en général les tufs ou conglomé-furniaiion rats volcaniques ont été déposés et stratifiés par les eaux, au fur cl àtufs volcaniques, mesure quclcurs éléments y étaient apportés, et que par conséquentles éruptions ont eu lieu aussi en partie sous les eaux, tandis quecertaines portions, telles que les sommets recouverts de lapilli etcertains courants de lave ont dû surgir au-dessus.
C’est après le dépôt des marnes sub-apennines et celui des bancsde sable cl de cailloux, puis de travertin, qui leur ont succédé, ques’élevèrent, à l’état pâteux, les masses Irachyliqucs des dômes oucoupoles du mont Amiata et des monts Cimini. Ensuite s’ouvrirentles bouches par lesquelles sortirent tous les éléments qui ont pro-duit les tufs. Avec ces matériaux meubles et fragmentaires paru-rent les courants de lave, s’introduisant dans les tufs, les pénétrantou les recouvrant. Par ces accumulations et ces sur-élévations inces-santes la plus grande partie du pays se trouva portée au-dessus I
des eaux, et ce fut alors qu’eut lieu le ravinement des vallées, que j
se déposèrent les bancs de cailloux roulés avec du gravier volca- j
nique et des travertins, tandis que sur la côte se formaient d’autres ?
bancs, aussi avec des graviers volcaniques, mais renfermant de plus ï
des coquilles identiques avec les espèces vivantes. Lorsque ces der-niers phénomènes curent cessé, le pays avait acquis sa configura-tion actuelle.
Sur les parties émergées vivaient dans le même temps de grandsanimaux qui laissèrent leurs dépouilles au milieu des dépôts detransport quaternaires, et leurs nombreux ossements se retrouventnon seulement dans le val d’Arno, dans celui de Ghiana, mais en-core associés aux tufs de Viterbe et dans les graviers de la vallée duTibre . L’absence du mélange de coquilles marines, jointe à ce queles tufs sont toujours à un niveau plus élevé que le gravier, lessables et certains travertins, et qu’il n’existe pas non plus de rela-tion entre les tufs et les couches tertiaires, porte à penser que leconglomérat s’est déposé sous l’eau douce après les marnes sub- j
apennines, et que, vers la fin de cette période des marnes, l’espace j
qu’occupeul les tufs était couvert par un lac où ces dépôts s’accu- j